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Antenne sud

 

Dans les années 80, la FM évolue très vite et les séparations, fusions, créations de radios sont fréquentes. Une partie des animateurs de la défunte Fm Inter (ex Radio Huguette) souhaite poursuivre l’aventure radiophonique et est à la recherche d'une nouvelle radio pour reprendre ses locaux. Antenne Sud, qui vient de se créer, cherche des locaux et une fréquence, à partir d'Etterbeek, en région bruxelloise. Ainsi commence l'aventure d'une station qui se veut différente des autres radios qui, presque toutes, envahissent les ondes de chansons anglo-saxonnes. Antenne Sud veut défendre la chanson francophone d'ici ou d'ailleurs.

En septembre 1983 elle voit le jour dans un appartement situé juste en face du Cinquantenaire à Etterbeek.

La station est crée par Lydia Faenza qui était proche de l'équipe de SiS et avait même été approchée pour gérer Belle fm (La radio féminine de SiS). Faute de voir ses idées suivies, elle décide de les appliquer elle-même en créant sa propre radio.

Une grille horaire complète et 36 animateurs venus d’horizons différents, comme les quelques animateurs de Radio Huguette, mais aussi Super Max (ex Radio Contact), Bruno, Chris, Daniel (ex Radio Aurore), Jempi, Achille (ex SiS ), Mike, Giles, Frédéric...et Elisabeth pour les relations publiques de la station.

Tout a été pensé au mieux. Il ne reste plus aux animateurs qu'à respecter le quota demandé dont 70 % de chansons francophones (ce qui est le plus dur). L'indicatif de la station est Gazebo "I like Chopin" pas connu à l'époque, qui devient l'été suivant un tube que personne n'a oublié, un paradoxe d'ailleurs pour une radio qui se veut francophile.

Des émissions très appréciées témoignent de la diversité à la station ( NightShift, La Bourse aux chansons francophones, Caravan avec Ramsès & Sethi qui préparaient des émissions à thèmes.

Les années passent et Antenne Sud commence à se faire une place au sein de la FM. Le plus dur reste à obtenir une fréquence dans le nouveau plan de fréquence de la Communauté française. Malheureusement difficile  d'y arriver sans une aide extérieure. Un dossier est en bonne et dû forme est envoyé, semble-t-il  "oublié" au fond d'un tiroir. Fait exprès ou non ? Malgré une dernière tentative en extrême urgence Antenne Sud reçut l'ordre, par les autorités, de cesser d'émettre.

La dernière émission est programmée le 16 janvier 1987. Quelques années plus tard, une proposition sera faite de relancer Antenne Sud. A la seule condition que les animateurs doivent travailler bénévolement, ce qui ne fût pas accepté par la présidente. La situation avait fortement évolué et beaucoup d'animateurs commençaient à être rétribués dans d'autres radios.

 

 

 

 

 

 

Le son: un extrait d'Antenne Sud

Twizz Radio

 

 

L'arrivée de Twizz sur la bande fm s'est faite de manière assez rocambolesque. Le réseau du groupe de presse IPM (La DH, La Libre Belgique, Paris Match Belgique, la Tribune de Bruxelles) associé à l'intercommunale liégeoise Tecteo, a failli ne jamais voir le jour et ne doit son existence qu'à la non-reconnaissance de BFM par le CSA lors de l'appel d'offre de 2008. (voir notre article sur BFM).

C'est à à la suite du 2e appel d'offre pour le réseau de fréquences urbaines "U2" qu'IPM se voit attribuer une licence d'émission pour ce qui s'appelait encore à l'époque "Ciel Info". IPM désire se démarquer du nom Ciel lié à la radio liégeoise du même nom et faire oublier par la même occasion la débâcle de Radio Ciel lors de sa tentative de créer un réseau au début des années 90.

Le 24 février 2010 que les auditeurs peuvent découvrir Twizz. Le nom du nouveau réseau est le fruit d'une réflexion d'une société de communication dont la signification semble être : le T comme Tonus, le W pour exprimer le Rythme, le I comme  l'information et le double ZZ pour la musique !       

Le nouveau réseau est confronté dès le départ de ses émissions à plusieurs difficultés : 

 - Technique, avec la mauvaise qualité relative de son réseau de fréquences, dont la gestion était assurée par un partenaire extérieur lui-même confronté au décès prématuré de son fondateur 

- De notoriété avec un nom peu connu face à ses principaux concurrents 

 - De positionnement qui n'est pas très clair: Twizz se veut à la fois un radio d''info ( c'est comme cela qu'elle avait décrochée son autorisation) et récupérer les auditeurs orphelin de Mint disparue depuis 18 mois. 

- d'intégration au sein du groupe IPM: on ne sentait pas un grand soutient de la part des autres médias d'IPM 

La direction d'antenne est assurée par JL Bertin (ex Contact et ex Mint) et l'équipe composée d'anciens de la fm rodés à l'animation comme Maxence Lacombe, Stéphan Shaw, Philippe Deraymaeker. Ils sont épaulés par une rédaction de 7 journalistes sous la direction de Charles Van Dievoort (ex Bfm) sans compter les 120 journalistes du groupe.

Le défi du directeur d'antenne était de trouver un compromis entre les obligations vis à vis du CSA promises lors de l'appel à candidature (dont un énorme 40% de chanson française), les nombreuses rubriques, l'information et l'obligation de faire de l'audience. Tous ces éléments furent résumés en 3 points forts : News, Musique et Web.      

Dans la grille des programmes cela se déclinait en un tout à l'info en matinée et un flux musical agrémenté d'un fil info permanent le reste de la journée. Un format qui évoluera au fil du temps. Le positionnement de la radio se situait entre un format généraliste et un format musical et devait séduire les indécis qui zappent d'un poste à l'autre en cherchant selon les moments à écouter de l'info et de la musique.               

Twizz innova par le lancement d'un système de podcast qui permettait à l'auditeur en un seul clic, de ré-écouter ce qu'il désirait quand il désirait à n'importe quel moment de la journée.

L'ambition de Twizz était de faire un mix entre humour, impertinence et intelligence en alliant à la fois l'information de qualité et la musique pop-rock pour un public de jeunes adultes, amateurs de musiques bien choisies et intéressés par l'actualité.

Pour augmenter sa notoriété elle finalisera un partenariat avec Europe 1, au terme duquel elle reprenait l'émission de Laurent Ruquier "On va s'gêner" afin de "booster" la tranche de fin d'après-midi. L'accord avec sa consoeur française lui permettait aussi d'apporter une plus-value dans ses journaux parlés avec des reportages d'Europe 1 et de profiter de l'interview du matin de Jean-Pierre Elkabbach. Cela permettait à Twizz de se positionner entre "Les grosses têtes" de Bel-RTL et la "Semaine infernale" de la Première.

Très vite cependant l'équipe se rend compte que la formule demande beaucoup de moyens et d'énergies et qu'il va falloir faire des choix car l'audience ne décolle pas. De difficiles décisions doivent être prises tant dans l'organisation des programmes qu'au sein du personnel. Celui-ci voit son effectif passer de 15 à 11 personne en mai 2010.

A la faveur du changement de format de Pure fmTwizz va se tourner vers la nouvelle scène belge. La radio a déjà 2 ans et il faut absolument que les auditeurs répondent enfin présents au risque de passer à la trappe.

Au premier trimestre 2013 le bilan est là : l'audience ne décolle toujours pas. Twizz ne séduit que 25 000 auditeurs quotidiens et son audience avoisine les 0,4 % de part de marché.

En juillet 2013 une assemblée extraordinaire est organisée et une décision est prise : il y a un nom fort, qui a un passé, qui est connu, l'infrastructure technique est là, la synergie entre les différents médias du groupe a eu le temps d'évoluer et de devenir complémentaire ... l'idée DH radio est née, elle naitra des cendres de Twizz le 20 janvier 2014 à 6h du matin

  Les sons: 

  La bande annonce de l'arrivée de Twizz 

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audience avoisine les 0,4% du marché avec 25.000 auditeurs quotidiens.

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audience avoisine les 0,4% du marché avec 25.000 auditeurs quotidiensil faut donc prendre une décision: arrêter ou continuer ? En juillet 2013 une assemblée extraordinaire est organisée et une décision est prise. Il existe un nom fort, qui a un passé et qui est connu, l'infrastructure est présente , la synergie entre les différents médias du groupe a eu le temps d'évoluer et de devenir complémentaire. l'idée de DH radio est né, DH radio naitra sur les cendres de Twizz, le 20 janvier 2014 à 6h du matin

  Et l'ouverture d'antenne du 24 février 2010.

 

Radio Crystal

 

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Radio Crystal était la version flamande de la Radio Cristal émettant sur 106,1 MHz à Bruxelles.

Comme cette dernière elle appartenait au groupe Contact. La radio émettait sur 106,5 MHz une fréquence dont la réception était fort limitée à cause de sa proximité géographique avec le 106,4 de Asse (une commune du Brabant flamand située à une dizaine de km au nord-ouest de Bruxelles) occupée par Radio Viva.

C'est cette couverture limitée qui poussa Francis Lemaire (le fondateur de radio Contact) à se débarrasser de cette fréquence en la vendant 3.200.000 fb (79.325 €) au propriétaire de la discothèque La Rocca qui avait pour objectif de lancer une radio consacrée à la musique "House" dans la capitale.

En 1993 l'affaire est faite et Radio Crystal commence à diffuser un programme musical sans animation et jingle et pour cause puisqu'il s'agissait de la diffusion en boucle de la compilation Serious beat 18.

Pendant ce temps-là les responsables de la radio cherchaient un meilleur site d'émission que celui utilisé jusque-là  (l'ancien site de Radio 2000, place Meiser).

En 1994 le nouveau site d'antenne est enfin mis en route depuis le 17e étage d'un immeuble situé quai de la Batte, près de la station de métro Yser (à proximité du canal et plus près du centre-ville).

Après une semaine de silence le CD, qui avait beaucoup tourné, est remplacé par des cassettes de Dj's de la discothèque le Délirium (d'Anderlues). Des jingles sont aussi diffusés, ce qui permet d'entendre que la radio continuera à s'appeler Crystal.

Un nouveau studio a été installé dans un appartement et la gestion des programmes a été confiée à Nicolas Deckmyn qui présentait sur Radio Campus (la radio de l'ULB) l'émission "Some like it house".

Plusieurs semaines après le déménagement, la station est officiellement lancée avec des Dj's qui viennent mixer en live mais qui ne parlent pas. les seules rares paroles sont celles de Nicolas en français.

Radio Crystal était autorisée sur une fréquence faisant partie du quota de fréquences flamandes de la capitale, il n'était donc pas question qu'il y ait des programmes présentés majoritairement en langue française. Afin de tout de même avoir une présence à l'antenne la station décide de lancer de l'animation bilingue en français et en néerlandais. La partie en français était faite par Nicolas, et la partie néerlandaise par un hollandais: Robby Samson.

Nicolas continuait simultanément à animer  son émission sur Radio Campus dont il amena une partie des animateurs sur Radio Crystal.

Malgré un certain succès (la radio était à l'époque la seule à diffuser ce genre de musique) Radio Crystal continuait à souffrir de sa mauvaise réception sur la capitale, à cause du brouillage engendré par Radio Viva. Un brouillage qui empêchait Radio Crystal d'être entendue, entre autre, dans la commune bruxelloise de Koekelberg.

Comme Il n'était pas question d'augmenter la puissance de l'émetteur (17w sur 2 dipôles), le propriétaire de Crystal essaya en vain de trouver un accord avec son homologue de Viva. Malgré leur désaccord aucune plainte ne fut déposée par Crystal contre Viva. La station continua de fonctionner à perte et Nicolas et Robby ne parvenaient pas à s'accorder sur son fonctionnement.

A partir de 1996 Nicolas commença à se reconcentrer sur Radio Campus et 8 mois plus tard Robby décida de quitter la station.

Le propriétaire de Radio Crystal jeta l'éponge et loua la fréquence à quelqu'un d'autre. Une licence qui fut plus tard retirée à cause d'émissions réalisées depuis un autre endroit que celui qui était prévu.

La musique diffusée sur Crystal touchait à divers styles de musiques urbaines comme la jungle, la deep house, et l'ambient. On pouvait aussi y entendre du reggae roots, du hip hop et du funk. Derrière les platines il y avait Petit Pat, Jos & Olivier Gosseries, Geoffroy, Koenie, Danny V, D-Jack, Mi, Steve Cop et Skander.

Les Dj's appréciaient particulièrement de pouvoir jouer la nuit au 17e étage de l'immeuble. Si le studio était bien isolé avec faux plafonds et plancher spécial, les autres résidents de l'immeuble étaient tout de même régulièrement tenu éveillés par des Dj's qui aimaient jouer fort !

La fréquence 106,5 MHz  a été depuis utilisée par diverses radios flamandes qui ont toutes été confrontées aux mêmes problèmes de brouillage.

Ces musiques sont diffusées aujourd'hui par Vibration sur 107,2 Mhz.

 

 

 

merci à www.vrijeradio.be