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Radio Basse Meuse (Liège)

Radio Basse Meuse est née en 1979, elle était une des premières radio libre liégeoise. Elle émettait sur 103.7 Mhz depuis le 60 rue du pot d'or au-dessus d'un magasin de hifi. Cet emplacement permit à la jeune station de bénéficier de matériel d'émission de qualité. Les émissions de RBM rencontrèrent pas mal de succès.

La station était aussi une pépinière de talents. Elle donna ainsi leur chance à Frédérique Ries qui y a débuté d'abord comme secrétaire, à Pierre Bail (RTL), à Gabrielle Davroy (RTBF), à Michel Vincent (RTBF-Liège), à Bernard Dobbeleer pour ne citer que quelques exemples parmi les plus connus.

RBM fut aussi la 1ere radio de la cité ardente à émettre 24h sur 24 avec des animateurs et à diffuser de l'information en collaboration avec le journal La Meuse. Elle confia sa régie à IPB, la régie publicitaire de RTL qui vendait des espaces publicitaires sur les plus importantes radios des années 80 comme radio Contact et radio Métropole à Charleroi.

En février 1982 elle défraya la chronique en étant attaquée en justice par la RTBF pour la diffusion de messages publicitaires diffusés en contravention de l'arrêté royal de 1981 qui interdisait la publicité sur les ondes. Les 6 administrateurs de RBM furent condamnés en appel à payer symboliquement 38,67€ (1.560 fb). En 1ere instance ils avaient été condamnés à payer 1.264€ (51.000 fb). L'astreinte de 2478,93€ (100.000fb) fut maintenue ainsi que la confiscation du matériel d'émission. Entre les 2 jugements RBM avait bravé la loi en poursuivant la diffusion de publicité, seule manière pour elle de survivre.

Suite à la décision d'appel, et à des dissensions au sein de l’équipe une la grande majorité des administrateurs et fondateurs de la radio partirent fonder FM56 sur 103.7 MHz. RBM fut reprise par le groupe Rossel, l'éditeur de la Meuse, sous le nom de FM La Meuse. Elle suivit l'évolution des radios du groupe Rossel en passant sous le label RFM et puis Bel-RTL.

 

extrait d'une émission de mars 1982

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci à Molly pour la contribution sonore.

Radiodevie (Waterloo)

 

 

 

Radiodevie est une radio libre née le 17 décembre 1980 à Waterloo. Elle a commencé à émettre sur 100.5 Mhz. Elle a été saisie 3h après sa 1ère émission diffusée depuis le foyer culturel. La jeune radio, si elle était illégale comme toutes les autres, ne se cachait pas et avait même annoncé son démarrage dans la presse locale.

Cette saisie était d'autant plus bizarre qu'elle intervenait à un moment où les autorités ne saisissaient plus d'émetteurs sans prévenir et qu'elle avait été faite par la police communale sur réquisition du procureur du roi et non pas comme à l'habitude par la BSR. La raison invoquée pour l'arrêt des émissions était un brouillage d'une balise aéronautique, mais la radio utilisait le même émetteur depuis plusieurs semaines pour des tests sans que cela n'entraine de saisie. Il semble que ce soit les revendications de la BRT sur la fréquence 100.6 qui soit à l'origine de cette action. La saisie de Radiodevie entraina une vague de protestation tant du monde associatif que les autorités communales. La saisie eut comme répercussion la mise sur pied, le 6 janvier 1981 d'une table ronde sur l'avenir des radios libres suivie un livre blanc.

Le 13 février 1981 la station reprenait ses émissions à 25 w sur 100.5 MHz avec le slogan "la parole de vos idées". Le slogan reflétait bien l'idée générale de la radio qui visait à donner la parole à tous ceux qui d'habitude ne l'avait pas et aux musiques dites minoritaires. (Rock, New-Wave etc). La station diffusait aussi en anglais à l'intention de l'importante communauté américaine de Waterloo. La démarche de Radiodevie s'inscrivait dans les idées défendues par l'ALO (Association pour la Libération des Ondes) qui prônait des radios sans publicités et indépendantes des partis politiques ce qui pouvait ne pas sembler évident dans cette commune bourgeoise du Brabant wallon.

Radiodevie réussit à apporter un ton différent par rapport aux autres radios de la région qui étaient plutôt dans une optique commerciale. Au fil du temps, avec l'arrivée d'animateurs plus jeunes et moins concernés par le combat des fondateurs, la radio pris une option plus musicale. L'arrivée en 1981 de la station commerciale radio Méga disposant de moyens bien plus important (voir article sur cette radio) et le développement des radios commerciales de la région ringardisait le discours militant des premières années.

En 1985 la rupture est consommée, après de nombreuses disputes et procédures juridiques, les tenants d'une ligne plus jeune et plus professionnelle remportèrent la bagarre qui les opposait aux partisans du projet initial. Le conseil d'administration fut renversé par l'assemblée générale et Radiodevie devint alors WFM sous la présidence d'Alain Gerlache et émis sur 106.1, 106.3 et puis 106.5 Mhz.

Elle prit une tournure plus "branchée" tout en marquant sa différence par la qualité de ses émissions de ses informations et débats. Il faut aussi noter la créativité de son habillage d'antenne et de ses émissions. Elle se tourna aussi vers la publicité mais son manque structurel de moyens face à ses challengers déjà bien installés ne lui apporta pas les ressources escomptées.

Confrontée à une baisse constante du nombre de ses animateurs bénévoles, à un difficile renouvellement de ses équipes, et à une concurrence féroce, la radio arrêta ses émissions en 1987. Paradoxalement son arrêt survint au moment où tombaient les premières autorisations, ce qui permit à radio Méga d'obtenir seule l'unique fréquence disponible à Waterloo : le 106.9 MHz. Si on considère généralement que Radiodevie fut la 1ère radio libre de Waterloo, il faut préciser qu'avant elle eurent lieu quelques émissions éphémères de radioxydes (en 1979) et de radio lion sucré. Ces stations émettaient de la maison des jeunes de Waterloo mais n'eurent que peu d'impact et d'audience et étaient plus des défis techniques que de véritables radios.

 

Les sons: le président de la radio Stéphane Deramée et Alain Gerlache parlent de Radiodevie dans leur émission consacrée aux radios libres et le démarrage de wfm avec les voix d'Alain Gerlache et de Patrick Ector

 

 

 

Le 8 décembre 2011, la commune de Waterloo, rendait hommage à la radio dans son journal communal "Waterloo Info"

 

 

Radio Grand Tubize

 

Comme nous l’avons déjà expliqué dans d’autres articles, les divergences de vues dans les radios locales des années 80 entraînaient bien souvent la création de nouvelles stations lancées par les dissidents. Ce fut aussi le cas à Tubize (dans l’ouest du Brabant wallon) où non contente de se diviser, les promoteurs des radios utilisèrent des noms très proche susceptible de créer la confusion chez l’auditeur.

La station dont nous parlerons aujourd’hui s’appelait Radio Grand Tubize. Elle était une des dissidences de radio Goffin Grand Tubize, elle-même issue d’une séparation de la première radio libre de Tubize radio Goffin (Goffin est le nom du fondateur des forges de Clabecq, une commune de l’entité de Tubize). Une autre scission de Radio Goffin Grand Tubize donna naissance à Radio Astrale. 

Ce sont comme souvent des oppositions entre tenant de programmes pour les personnes âgées et ceux qui désiraient faire des programmes plus jeunes qui sont la cause de ses divisions entre radios. C’est donc en juillet 1982 que RGT (Radio Grand Tubize) démarra sur 100.8 MHz avec les 14 animateurs les plus jeunes et les plus « professionnels » de Radio Goffin Grand Tubize. L’équipe aménage un studio dans un premier temps au-dessus d’un café près de la gare, elle passa ensuite quelques mois dans une cave chez un particulier et en janvier 1984 elle dénicha une maison de trois étages Chaussée de Mons.

A l’occasion de son déménagement RGT opta pour un ton résolument jeune, pour se différencier des autres stations de la localité qui s’adressaient plutôt à un public appréciant les dédicaces et la variété. Elle s’associa à SIS pour la diffusion de journaux d’informations et avec Belga life qui promotionnait des concerts en Belgique.

RGT connu elle aussi une dissidence avec radio Intime dont les promoteurs voulaient faire plutôt une radio de type socioculturelle sans publicité qui n'eut qu'une brève existence.

La zone de diffusion de RGT n’était pas très étendue, ce qui poussa les responsables à envisager l’ouverture d’une fréquence dans la commune voisine de Braine-le-Comte afin d’assurer à la fois une présence locale et aussi le développement publicitaire des activités. La radio vivait d’animations locales pour lesquelles elle étaient très présente et des rentrées de la publicité grâce à une régie commune avec des radios d’Ecaussines et de Nivelles.

En 1986 les premières autorisations sont accordées, si elle veut survivre RGT doit quittez Tubize où le nombre de radio est trop important par apport aux fréquences disponibles. Elle s’installe à Braine-le-Comte et devient radio 7. Elle s'intégra ensuite au mini réseau Riva fm qui possédait un émetteur à Braine l'Alleud et à Nivelles.