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Radiodevie est une radio libre née le 17 décembre 1980 à Waterloo. Elle a commencé à émettre sur 100.5 Mhz. Elle a été saisie 3h après sa 1ère émission diffusée depuis le foyer culturel. La jeune radio, si elle était illégale comme toutes les autres, ne se cachait pas et avait même annoncé son démarrage dans la presse locale.

Cette saisie était d'autant plus bizarre qu'elle intervenait à un moment où les autorités ne saisissaient plus d'émetteurs sans prévenir et qu'elle avait été faite par la police communale sur réquisition du procureur du roi et non pas comme à l'habitude par la BSR. La raison invoquée pour l'arrêt des émissions était un brouillage d'une balise aéronautique, mais la radio utilisait le même émetteur depuis plusieurs semaines pour des tests sans que cela n'entraine de saisie. Il semble que ce soit les revendications de la BRT sur la fréquence 100.6 qui soit à l'origine de cette action. La saisie de Radiodevie entraina une vague de protestation tant du monde associatif que les autorités communales. La saisie eut comme répercussion la mise sur pied, le 6 janvier 1981 d'une table ronde sur l'avenir des radios libres suivie un livre blanc.

Le 13 février 1981 la station reprenait ses émissions à 25 w sur 100.5 MHz avec le slogan "la parole de vos idées". Le slogan reflétait bien l'idée générale de la radio qui visait à donner la parole à tous ceux qui d'habitude ne l'avait pas et aux musiques dites minoritaires. (Rock, New-Wave etc). La station diffusait aussi en anglais à l'intention de l'importante communauté américaine de Waterloo. La démarche de Radiodevie s'inscrivait dans les idées défendues par l'ALO (Association pour la Libération des Ondes) qui prônait des radios sans publicités et indépendantes des partis politiques ce qui pouvait ne pas sembler évident dans cette commune bourgeoise du Brabant wallon.

Radiodevie réussit à apporter un ton différent par rapport aux autres radios de la région qui étaient plutôt dans une optique commerciale. Au fil du temps, avec l'arrivée d'animateurs plus jeunes et moins concernés par le combat des fondateurs, la radio pris une option plus musicale. L'arrivée en 1981 de la station commerciale radio Méga disposant de moyens bien plus important (voir article sur cette radio) et le développement des radios commerciales de la région ringardisait le discours militant des premières années.

En 1985 la rupture est consommée, après de nombreuses disputes et procédures juridiques, les tenants d'une ligne plus jeune et plus professionnelle remportèrent la bagarre qui les opposait aux partisans du projet initial. Le conseil d'administration fut renversé par l'assemblée générale et Radiodevie devint alors WFM sous la présidence d'Alain Gerlache et émis sur 106.1, 106.3 et puis 106.5 Mhz.

Elle prit une tournure plus "branchée" tout en marquant sa différence par la qualité de ses émissions de ses informations et débats. Il faut aussi noter la créativité de son habillage d'antenne et de ses émissions. Elle se tourna aussi vers la publicité mais son manque structurel de moyens face à ses challengers déjà bien installés ne lui apporta pas les ressources escomptées.

Confrontée à une baisse constante du nombre de ses animateurs bénévoles, à un difficile renouvellement de ses équipes, et à une concurrence féroce, la radio arrêta ses émissions en 1987. Paradoxalement son arrêt survint au moment où tombaient les premières autorisations, ce qui permit à radio Méga d'obtenir seule l'unique fréquence disponible à Waterloo : le 106.9 MHz. Si on considère généralement que Radiodevie fut la 1ère radio libre de Waterloo, il faut préciser qu'avant elle eurent lieu quelques émissions éphémères de radioxydes (en 1979) et de radio lion sucré. Ces stations émettaient de la maison des jeunes de Waterloo mais n'eurent que peu d'impact et d'audience et étaient plus des défis techniques que de véritables radios.

 

Les sons: le président de la radio Stéphane Deramée et Alain Gerlache parlent de Radiodevie dans leur émission consacrée aux radios libres et le démarrage de wfm avec les voix d'Alain Gerlache et de Patrick Ector

 

 

 

 

 

 

 

Le 8 décembre 2011, la commune de Waterloo, rendait hommage à la radio dans son journal communal "Waterloo Info"

 

 

 

Comme nous l’avons déjà expliqué dans d’autres articles, les divergences de vues dans les radios locales des années 80 entraînaient bien souvent la création de nouvelles stations lancées par les dissidents. Ce fut aussi le cas à Tubize (dans l’ouest du Brabant wallon) où non contente de se diviser, les promoteurs des radios utilisèrent des noms très proche susceptible de créer la confusion chez l’auditeur.

La station dont nous parlerons aujourd’hui s’appelait Radio Grand Tubize. Elle était une des dissidences de radio Goffin Grand Tubize, elle-même issue d’une séparation de la première radio libre de Tubize radio Goffin (Goffin est le nom du fondateur des forges de Clabecq, une commune de l’entité de Tubize). Une autre scission de Radio Goffin Grand Tubize donna naissance à Radio Astrale. 

Ce sont comme souvent des oppositions entre tenant de programmes pour les personnes âgées et ceux qui désiraient faire des programmes plus jeunes qui sont la cause de ses divisions entre radios. C’est donc en juillet 1982 que RGT (Radio Grand Tubize) démarra sur 100.8 MHz avec les 14 animateurs les plus jeunes et les plus « professionnels » de Radio Goffin Grand Tubize. L’équipe aménage un studio dans un premier temps au-dessus d’un café près de la gare, elle passa ensuite quelques mois dans une cave chez un particulier et en janvier 1984 elle dénicha une maison de trois étages Chaussée de Mons.

A l’occasion de son déménagement RGT opta pour un ton résolument jeune, pour se différencier des autres stations de la localité qui s’adressaient plutôt à un public appréciant les dédicaces et la variété. Elle s’associa à SIS pour la diffusion de journaux d’informations et avec Belga life qui promotionnait des concerts en Belgique.

RGT connu elle aussi une dissidence avec radio Intime dont les promoteurs voulaient faire plutôt une radio de type socioculturelle sans publicité qui n'eut qu'une brève existence.

La zone de diffusion de RGT n’était pas très étendue, ce qui poussa les responsables à envisager l’ouverture d’une fréquence dans la commune voisine de Braine-le-Comte afin d’assurer à la fois une présence locale et aussi le développement publicitaire des activités. La radio vivait d’animations locales pour lesquelles elle étaient très présente et des rentrées de la publicité grâce à une régie commune avec des radios d’Ecaussines et de Nivelles.

En 1986 les premières autorisations sont accordées, si elle veut survivre RGT doit quittez Tubize où le nombre de radio est trop important par apport aux fréquences disponibles. Elle s’installe à Braine-le-Comte et devient radio 7. Elle s'intégra ensuite au mini réseau Riva fm qui possédait un émetteur à Braine l'Alleud et à Nivelles.

 

 

 

 

 


Chérie fm est arrivée en Belgique en octobre 1990 à la faveur du rachat par le groupe NRJ des droits d'exploitation et du capital des stations détenues par la société française, en faillite, pro public qui exploitait depuis 1 an radio Nostalgie en Belgique sur les anciennes fréquences SiS.

Le rachat du matériel, des locaux, des émetteurs et la reprise du personnel coûta 46 millions de francs belges à NRJ (1.065 942.03 euros).

Chérie fm ne put démarrer ses programmes que sur les 3 fréquences appartenant en propre à Pro-Public: Bruxelles, Charleroi, et Liège. Les ex franchisés SiS avaient, pour la majorité d'entre eux, le groupe de presse Vers l'Avenir qui au départ de sa radio namuroise Radio vers l'Avenir à Namur avait repris la franchise Nostalgie en Belgique. (voir notre article sur l'histoire de radio vers l'Avenir).

En septembre 1991 Chérie fm pu installer un émetteur à Namur. Au total une dizaine de fréquences furent ouvertes au grès des opportunités, avec des programmes belges, sésame pour obtenir un jour une autorisation comme réseau en Wallonie.

En 1993 Chérie fm et Europe 2 furent toutes les deux saisies à Bruxelles suite à une plainte pour brouillage émanant d'une radio flamande émettant sur la même fréquence que Chérie fm. (Chérie fm émettait sur 104.0 Mhz et Europe 2 sur 104.3 Mhz)   Les directeurs des 2 stations firent remarquer "que ces saisies ne touchaient que les émetteurs d'origine française et que les réseaux belges eux aussi en surpuissance n'étaient pas inquiétés" (la Libre Belgique du 10 novembre 1993).                    

Leurs craintes de favoritisme vis à vis d'autres opérateurs furent confirmées quand en 1994 le gouvernement mit en application son nouveau plan de fréquence. Chérie fm, se vit attribuer de nouvelles fréquences nettement moins performante en terme de couverture, principalement à Liège et à Charleroi, où elle perdit des fréquences régionales au profit de simples fréquences locales.

Le groupe NRJ lança au Conseil d'Etat un recours en annulation contre ces décisions. Les responsables de Chérie fm publièrent un communiqué où "Les radios s'étonnaient que leurs anciennes fréquences ont étés systématiquement données à certains réseaux (sous entendu Bel-RTL). Ils constatèrent aussi qu'ils doivent contenter d'une puissance de 100 à 750 watts alors que leurs concurrents bénéficient de 1 à 5kw"  (la libre Belgique du mardi 15 mars 1994).

Le Conseil d'Etat donna raison aux plaignants, mais dans les faits les autorisations sur les nouvelles fréquences furent maintenues. Le 27 juin 1994 le groupe NRJ remplaça les programmes de Chérie fm par ceux NRJ. Il combla son désavantage technique par un second rachat de radios à Charleroi et Liège bénéficiant de meilleures fréquences.

Chérie fm réapparu quelque temps entre 2001 et 2008 à la faveur de la carence de la régulation.

Ces ouvertures de fréquence avaient comme seul but d'occuper le terrain sans intention de postuler à l'appel d'offre afin de donner toutes ses chances à NRJ. Les programmes étaient une reprise satellite du programme français.

Dés l'application du nouveau plan de fréquence en juillet 2008 Chérie fm disparut du paysage audiovisuel belge.

A la faveur de Saint Valentin 2015, Chérie fm est réapparue sur le web et les réseaux numériques avec un programme musical produit en Belgique et une animation de 09h à 17h. 

 

 

      les sons:  le 26 juin 1994 la veille de l'arrivée de NRJ.

 

 

      et le retour sur le web le 14 février 2014 à 13h.