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 Radio Plus a débuté ses émissions à la boutique de droit de l'ULB en 1979. Elle a ensuite déménagé son studio avenue Josse Goffin à Berchem Sainte Agathe au nord-ouest de Bruxelles. Au départ Radio Plus devait rejoindre le collectif des Radio Z'Alternatives, mais son coté plus musicale a fait qu'elle décide de poursuivre seule.

Radio Plus  fut l'une des radios bruxelloises les plus emblématiques, avec radio Air Libre et les Radio Z' Alternatives, des radios associatives de la fin des années 70 et début des années 80. Radio Plus était une des chevilles ouvrières de l'Association pour la Libération des Ondes (A.L.O).  On peut dire qu'elle fut eu une des "grosses" radios d'expression de l'époque, tant en terme de moyens technique, programmes que de couverture (l'enregistrement ci-dessous a été effectué à plus de 20 km de Bruxelles)  

Elle s'est plusieurs fois relancée entre 1979 et 1984 au gré des saisies, période de restructuration et changement de fréquence d'où elle était elle fût plusieurs fois expulsée par des émetteurs commerciaux plus puissant. Elle fut aussi une des principales victimes des tests techniques de la BRT (ancêtre de la VRT) qui chassait les radios libres des fréquences attribuées mais non encore utilisées par la communauté flamande à Bruxelles.

La programmation musicale de Radio Plus était résolument rock et anti-Top 50 jusqu’à d’ailleurs affirmer ce positionnement en rebaptisant sa fréquence de l’époque, 101 MHz, en « 101 MégaRock » singeant au passage un peu bêtement le très original « 103.1 MegaSwing » utilisé par FM Bruxel durant la même période.

Radio Plus a été une première radio à proposer des émissions en français et en néerlandais. Les animateurs néerlandophones de Radio Plus n’avaient pas du tout la même optique que l’équipe francophone. Ils étaient plus proche par le style d’animation des radios ‘off shore' comme radio Véronica ou radio Caroline. Expulsés de Radio Plus, ils furent à la base du programme néerlandophone de radio Contact.

Des émissions militantes et des débats sur des sujets de société faisaient également partie de la marque de fabrique de Radio Plus. On pouvait la considérer comme le pendant « non commercial » et de gauche de radio Contact. Radio Plus était financée par les cotisations de sa septantaine d’animateurs. En raison de la guerre des puissances résultant du développement des radios commerciales, Radio Plus s’est essoufflée petit à petit et a été finalement été intégrée à Radio Air Libre qui existe toujours aujourd’hui.

Jean Yanne et son film « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » qui satire la vie d’une station radio périphérique parisienne ont très clairement inspiré le no,  le logo et les jingles de la Radio Plus bruxelloise. Mais on était bien à 180° de la Radio Plus de Jean Yanne

le son:

 Les animateurs, Jean et Nicole, discutent avec un auditeur dans l'émission "des hauts et débats" qui était consacrée ce jour-là à un meurtre raciste perpétré par un membre d'une organisation d'extrême droite début des années 80. Des hauts et débats était une des émissions mythique de Radio Plus.

 

 

 

 

 

 

 

C'est le 1er octobre 1985 que FM Le Soir voit le jour à Bruxelles sur 103.7 Mhz. La radio du groupe Rossel suivait ainsi la trace de la radio de presse fondée à Namur par le groupe Vers l'Avenir qui avait déjà tissé les prémisses d'un réseau en fournissant des programmes "clefs en main' à une série de radios locales. (voir notre article sur l'histoire de radio Vers l'Avenir). L'arrivée en FM dans la capitale du groupe Rossel marque la volonté de l'éditeur d'être un acteur important dans le domaine de la radio.

Pour installer son réseau Rossel pouvait compter sur les rapprochements entre ses divers titres et des radios locales wallonnes. Rossel avait racheté ou crée des radios de toute pièce, qui garderont leurs propres noms jusqu'en octobre 1987 où elles basculeront sous le label 'RFM'. 

Ces stations seront à la base de la création du réseau Bel-RTL en septembre 1991. Pour lancer sa radio à Bruxelles Rossel installa ses antennes sur le toit de l'hôtel Hilton en plein centre-ville, un site à la mesure de ses ambitions permettant à la radio d'être immédiatement captée de manière optimale dans la Capitale.

Si FM Le Soir était une radio professionnelle et disposant d'importants moyens techniques, financiers et humains en comparaison avec la grande majorité des radios de l'époque, elle était aussi une radio privée comme les autres ne disposant pas d'autorisations d'émettre et devant s'imposer sur les ondes saturées de stations existants toutes avant son arrivé. 

L'installation 'de force' sur la bande fm d'un émetteur de forte puissance entraîna le brouillage et la disparition de l'ancien occupant du 103.7 Mhz : Radio Bruxelles Inter. 

Le premier plan de fréquence de 1986/1987 attribua la fréquence 104.7 à FM Le Soir. Elle fût d'ailleurs la seule station de la capitale a obtenir une autorisation alors qu'elle avait été créer peu de temps avant le plan de fréquence au grand dam des autres radios moins récentes recalées.

les Sons:

un extrait de FM le Soir en 1987 et de Bruxelles Inter suite au brouillage des ses émissions

 

 

 

 Le 29 février 1992 la régie publicitaire HMT, actionnaire majoritaire de TOP FM, sacrifiait l'une de ses 2 fréquence bruxelloise du réseau TOP FM (Le 104.3 Mhz qui couvrait le sud de Bruxelles) pour y installer la tête de pont belge du programme Europe 2. 

En France Europe 2 se présentait comme un programme destiné aux radios indépendantes qui y associait leur nom. En Belgique ce n'était pas le cas. Les Stations portaient uniquement le nom générique d'Europe 2.

A Bruxelles, Liège Charleroi et Mons Europe 2 était diffusée sur les radios qui auparavant diffusaitent Top Fm, dans le Brabant wallon, sur les 2 fréquences qui avaient diffusées Métropolys et ensuite M40.

La version belge d'Europe 2 proposait un format musical Pop Rock, Jazz moderne et chansons française de qualité qui était à l'époque encore assez peu développé dans notre pays.

En 1994, HMT, via sa filiale Fréquence Média, postula pour le renouvellement de l'autorisation de la fréquence bruxelloise, mais celle-ci était aussi revendiquée par l'Asbl Fréquence elle, qui détenait l'autorisation officielle d'émettre attribuée en 1986. (en partage avec Fréquence 1).

Fréquence Elle ralluma un émetteur sur 104.3 Mhz, et il s'en suivit une bataille juridique et technique avec plantes, brouillages et demandes de saisies mutuelles.

En conséquence Europe 2 abandonna la fréquence et la Belgique et le 26 décembre 1995 Fréquence Elle réapparu sur les ondes avec la reprise de son programme dédié aux femmes, qui avait fait son succès dans les années 80. Fréquence elle cessa ses émissions le 17 juin 1997 faute de recette publicitaire suffisantes.

La perte de la fréquence bruxelloise entraîna la disparition du réseau Europe 2 en Fédération Wallonie Bruxelles, les radios partenaires rejoignirent d'autres réseaux et la fréquence bruxelloise resta inoccupée

(voir l'article sur Contact plus)  

 

le son: l'arrivée d'Europe 2 à Bruxelles