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 Radio Braine Inter est née à Braine-L'Alleud le 14 octobre 1983, à l'initiative de 2 animateurs qui avaient déjà fréquentés pas mal de radios libres de la région et qui avaient l'envie de créer la leur.

Le Brabant wallon de par sa densité de population et par le niveau de vie ses habitants a toujours été une terre propice à l'éclosion des radios libres, c'était encore le cas avec cette nouvelle station crée dans le garage d’une maison sociale.

Une naissance qui commençait déjà mal, car le jour de la naissance la personne qui l'hébergeait reçut un avis d'expulsion de son logement pour l'installation non autorisée d'une antenne radio.

Radio Braine inter se retrouvera d’abord dans la cave d’une boulangerie et puis chez un annonceur, avant de louer un rez de chaussée dans le centre de Braine-l'Alleud.  Dès ce moment les ambitions de Radio Braine Inter s’affichent avec grille horaire complète de 06h00 à 24h00. Ses émissions étaient faites par une brochette d’animateurs, pour la plupart issus d’autres radios de la région. Les programmes étaient variés et s’adressaient à tous dans la journée et étaient plus ciblés à partir de 20h00 (hard-rock, classique, jazz, cinéma, BD)

Certaines radios concurrentes se sentent alors menacées par l’évolution rapide de cette nouvelle venue.

L'année 1984 sera pour Braine Inter une année de galère faite de saisies, d’arrêt d’émissions (12 en 8 mois) et de problèmes créés par des gens « bien placés » à la solde de cette concurrence. Les choses reviendront donc à la normale quant le pot aux roses sera découvert par le service de contrôle du spectre.

Dès l’hiver 1984/1985 à la faveur d’un déménagement dans une maison plus spacieuse, au 22 rue Saint Sébastien, les responsables de la radio voudront donner une image plus régionale à leur radio. La station change de nom pour s'appeler FM INTER.   Des Informations nationales, internationales et locales feront leur apparition dans une émission matinale qui proposait 2h00 d’info et de musique, un concept qui sera très rapidement par les autres radios de la région.

En octobre 1987, 4 radios locales sont autorisées à Braine-l'Alleud sur les 2 fréquences disponibles. Si la logique voudrait que chacune des 2 radios se partagent les 2 fréquences, il n'en sera rien. Une seule radio reçoit une fréquence pleine (Riva fm, la plus ancienne radio de la commune) et les 3 autre (dont FM inter) doivent se partager la 2e. 

Ce partage de fréquence imposé aux 3 radios signera la mort de Fm Inter. Faute de rentrées publicitaires suffisantes elle mettra la clef sous le paillasson le 30 novembre 1990 après avoir espéré durant 3 ans de pouvoir occuper une fréquence seule.

Les partages de fréquences ont été la cause de la disparition de nombreuses radios qui devaient cohabiter avec d'autres projets radiophoniques qui n'avaient rien en commun. Ces partages ont eu lieu car un trop grand nombre de radios avaient été autorisées par le communauté française par rapport du nombre de fréquences disponibles dont l'attribution était de la compétence de la RTT.  FM Inter a tout de même servi de tremplin pour quelques jeunes animateurs qui ont par la suite pu travailler sur des réseaux privés et à la RTBF.

 les sons: 

- Le message du président de Fm Inter au moment de la mise en application du 1er plan de fréquence en 1987 où sa radio n'avait pas encore obtenue de fréquence.

 - et la dernière émission de la radio  le 30 novembre 1990 (l'antenne était tombée quelques mois auparavant, suite à une tempête, et la radio avait repris ses programmes dans de mauvaises conditions techniques, ce qui explique les perturbations figurant dans cet enregistrement capté à environ 7 km du point d'émission).

 

 

 

 Radio Plus a débuté ses émissions à la boutique de droit de l'ULB en 1979. Elle a ensuite déménagé son studio avenue Josse Goffin à Berchem Sainte Agathe au nord-ouest de Bruxelles. Au départ Radio Plus devait rejoindre le collectif des Radio Z'Alternatives, mais son coté plus musicale a fait qu'elle décide de poursuivre seule.

Radio Plus  fut l'une des radios bruxelloises les plus emblématiques, avec radio Air Libre et les Radio Z' Alternatives, des radios associatives de la fin des années 70 et début des années 80. Radio Plus était une des chevilles ouvrières de l'Association pour la Libération des Ondes (A.L.O).  On peut dire qu'elle fut eu une des "grosses" radios d'expression de l'époque, tant en terme de moyens technique, programmes que de couverture (l'enregistrement ci-dessous a été effectué à plus de 20 km de Bruxelles)  

Elle s'est plusieurs fois relancée entre 1979 et 1984 au gré des saisies, période de restructuration et changement de fréquence d'où elle était elle fût plusieurs fois expulsée par des émetteurs commerciaux plus puissant. Elle fut aussi une des principales victimes des tests techniques de la BRT (ancêtre de la VRT) qui chassait les radios libres des fréquences attribuées mais non encore utilisées par la communauté flamande à Bruxelles.

La programmation musicale de Radio Plus était résolument rock et anti-Top 50 jusqu’à d’ailleurs affirmer ce positionnement en rebaptisant sa fréquence de l’époque, 101 MHz, en « 101 MégaRock » singeant au passage un peu bêtement le très original « 103.1 MegaSwing » utilisé par FM Bruxel durant la même période.

Radio Plus a été une première radio à proposer des émissions en français et en néerlandais. Les animateurs néerlandophones de Radio Plus n’avaient pas du tout la même optique que l’équipe francophone. Ils étaient plus proche par le style d’animation des radios ‘off shore' comme radio Véronica ou radio Caroline. Expulsés de Radio Plus, ils furent à la base du programme néerlandophone de radio Contact.

Des émissions militantes et des débats sur des sujets de société faisaient également partie de la marque de fabrique de Radio Plus. On pouvait la considérer comme le pendant « non commercial » et de gauche de radio Contact. Radio Plus était financée par les cotisations de sa septantaine d’animateurs. En raison de la guerre des puissances résultant du développement des radios commerciales, Radio Plus s’est essoufflée petit à petit et a été finalement été intégrée à Radio Air Libre qui existe toujours aujourd’hui.

Jean Yanne et son film « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » qui satire la vie d’une station radio périphérique parisienne ont très clairement inspiré le no,  le logo et les jingles de la Radio Plus bruxelloise. Mais on était bien à 180° de la Radio Plus de Jean Yanne

le son:

 Les animateurs, Jean et Nicole, discutent avec un auditeur dans l'émission "des hauts et débats" qui était consacrée ce jour-là à un meurtre raciste perpétré par un membre d'une organisation d'extrême droite début des années 80. Des hauts et débats était une des émissions mythique de Radio Plus.

 

 

 

 

 

 

 

C'est le 1er octobre 1985 que FM Le Soir voit le jour à Bruxelles sur 103.7 Mhz. La radio du groupe Rossel suivait ainsi la trace de la radio de presse fondée à Namur par le groupe Vers l'Avenir qui avait déjà tissé les prémisses d'un réseau en fournissant des programmes "clefs en main' à une série de radios locales. (voir notre article sur l'histoire de radio Vers l'Avenir). L'arrivée en FM dans la capitale du groupe Rossel marque la volonté de l'éditeur d'être un acteur important dans le domaine de la radio.

Pour installer son réseau Rossel pouvait compter sur les rapprochements entre ses divers titres et des radios locales wallonnes. Rossel avait racheté ou crée des radios de toute pièce, qui garderont leurs propres noms jusqu'en octobre 1987 où elles basculeront sous le label 'RFM'. 

Ces stations seront à la base de la création du réseau Bel-RTL en septembre 1991. Pour lancer sa radio à Bruxelles Rossel installa ses antennes sur le toit de l'hôtel Hilton en plein centre-ville, un site à la mesure de ses ambitions permettant à la radio d'être immédiatement captée de manière optimale dans la Capitale.

Si FM Le Soir était une radio professionnelle et disposant d'importants moyens techniques, financiers et humains en comparaison avec la grande majorité des radios de l'époque, elle était aussi une radio privée comme les autres ne disposant pas d'autorisations d'émettre et devant s'imposer sur les ondes saturées de stations existants toutes avant son arrivé. 

L'installation 'de force' sur la bande fm d'un émetteur de forte puissance entraîna le brouillage et la disparition de l'ancien occupant du 103.7 Mhz : Radio Bruxelles Inter. 

Le premier plan de fréquence de 1986/1987 attribua la fréquence 104.7 à FM Le Soir. Elle fût d'ailleurs la seule station de la capitale a obtenir une autorisation alors qu'elle avait été créer peu de temps avant le plan de fréquence au grand dam des autres radios moins récentes recalées.

les Sons:

un extrait de FM le Soir en 1987 et de Bruxelles Inter suite au brouillage des ses émissions