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Le 1er mai 1996 la station bruxelloise Action fm abandonnait sa programmation consacrée à la chanson française pour se tourner vers le Rap et le RnB, (et un peu d'électro). Un changement radical de style inspiré par une bonne partie de l’équipe d'animateurs et qui donna ainsi naissance à la toute première radio basée sur les musiques 'noires' en Belgique. Action laissa tomber le 'fm'  et devint très vite la station emblématique de tous les amateurs de ce genre de musique, elle suscita une grande adhésion de ses auditeurs et animateurs qui étaient tous des passionnés de musique.

Si la radio fut un succès d'audience incontestable auprès des amateurs de groove, ce ne fut hélas pas la même chose au point de vue commercial. A cause de sa mauvaise réception sur la capitale dû à la proximité (à 100khz) de l'émetteur des radios arabes de Bruxelles, Action ne put jamais passer à la vitesse supérieure qui lui aurait permis de véritablement développer ses activités.

L'équipe de la radio eu malgré tout à coeur de donner un maximum de qualité au contenu des programmes. La radio assurait même des formations à ses animateurs, qui permit à une partie de ceux-ci de pouvoir travailler ensuite sur des réseaux. Les problèmes techniques et financiers épuisèrent les forces vives de la radio, diverses tensions internes amenèrent à une restructuration de l'association et à l'idée d'un changement de format qui aboutit avec une nouvelle équipe à relancer la radio sous le nom de vibration en 2002.

En 2006 Vibration abandonna le rap et le hip hop pour se tourner vers la musique électronique. 

le son: quelques publicités qui permettent de se faire une idée du ton général de la radio.

 

Dans la presse : La Lanterne du 13 janvier 1999

 

 

 Note : Pour ceux qui en auraient douté, il faut préciser que Les responsables d'Action avaient raison, c'était bien la communauté française qui avait déposé plainte contre la radio, suite à des pressions d'autres opérateurs que cela dérangeait de la voir émettre sur 104.3.

 

Un reportage de Télé-Bruxelles sur Action lorsque la station avait utilisée la fréquence 104.3 qui était alors non utilisée à Bruxelles. Ce qui ne l'avait pas empêchée d'en être chassée par les autorités de l'audiovisuel.

 

 

action reportage tele bxl from yves castel on Vimeo.

 

 

 

 

 

 


 BXL La city radio du groupe RTL à été lancée, à grand renfort de publicité dans les médias, le 27 septembre 2004. Cette date n'avait pas été choisie au hasard puisque qu'elle correspond à la fête de la Communauté française.       

Un symbole pour cette radio qui voulait devenir LA référence Bruxelloise en matière de radio de proximité.              

L'idée de la création de BXL était de profiter de la disparition du programme régional de la RTBF Bruxelles Capitale pour relancer une radio typiquement bruxelloise. Annoncée sous le nom de code "X2" le 29 mars de la même année, ces promoteurs confirmaient leur intention commune de créer une radio à destination des bruxellois et des 35 communes avoisinantes. La direction de la radio faisait également le constat que Bel-RTL obtenait un score moins satisfaisant à Bruxelles (16,3% contre 18,7% pour l'ensemble de la communauté française) et que Bruxelles Capitale avec 13,9% de pdm était la 2e radio la plus écoutée dans les 19 communes. 

La nouvelle radio, s'adresserait aux 18/54 ans avec un coeur de cible de 25/44 ans et une priorité aux groupes 1 à 4, soit les classes sociales plus élevées.

Jean Jacques Deleeuw, directeur général, à l'époque, de Bel RTL insistait sur la complémentarité du projet par rapport à Bel RTL. Il s'agissait de « mettre en place une structure indépendante, avec création d'emplois à la clé, un peu comme Club RTL ou Plug TV par rapport à RTLTVi : Une city radio comme il en existe déjà au sein de RTL Group à Berlin ou Londres.»

Plus concrètement, le projet s'axait sur quelques lignes de conduites : une radio urbaine, centrée sur la mobilité, les informations régionales, la vie multiculturelle et multisociale (communautés maghrébine, congolaise, les eurocrates, les clubbers ..). Une radio positive, véritable moteur de sa région.

La grille était découpée en 4 tranches: le morning (informations économiques, politique, socioculturel de la région bruxelloise), la journée (un programme musical entrecoupé de capsules et d´informations régionales), la soirée (axée sur le multiculturel et le multi-social) et le weekend (des rendez-vous musicaux importants).

Pour arriver à lancer une nouvelle radio en l'absence d'appel d'offre et de plan de fréquence, RTL avait passé un accord avec l'asbl Ciel Bruxelles qui détenait une autorisation sur 101.4 Mhz qu'elle n'exploitait plus.

Le démarrage de Bxl a suscité une certaine polémique dans le monde médiatique et politique. Pour marquer son désaccord avec ce qu'elle appelait "un coup de force" la Ministre de l'audiovisuel Fadila Laanan critiqua le lancement de Bxl le jour de son lancement sur les antennes de la Première.

Bxl ne rencontra pas le succès escompté par ses promoteurs, elle fut remplacée en 2007 par Mint. Une des originalités de la station était l'équipe de journalistes à moto, équipés pour faire des directs de n'importe quel endroit de la ville.

 

Les sons: la bande annonce de Bxl et un extrait du premier morning avec Bérénice et Marc Oschinsky

 Au sujet des réactions négatives sur BXL, voivi un article paru sur le site tuner.be le 29 septembre 2007.

On vous parlait des réactions des autorités et des opérateurs,  Si le lancement de BXL était accueilli positivement par le public bruxellois, il était par contre loin de faire l'unanimité tant auprès des opérateurs francophones privés ou publics, que des autorités compétentes en matière d´audiovisuel.

La RTBF a bel et bien introduit un recours devant le tribunal de commerce de Bruxelles, et demande la cessation immédiatede BXL sur 101.4 FM, pour "occupation illégale" et dans le but de préserver l´intégrité des radios publiques. L´affaire risque de s´envenimer, lorsque l´on sait que la situation des nouvelles radios de la RTBF (financement et fréquences fantômes) est également loin d'être claire. Il n'est d´ailleurs pas exclu que les parties se retrouveront devant la Cour Européenne.

Le CSA est également sorti du silence pour expliquer, une fois encore, que le vide juridique actuel empêche une quelconque intervention concrète de leur part. d'autant plus que BXL utilise une fréquence cadastrée et attribuée à Radio Ciel en 1995.

La Ministre socialiste Fadila Laanan tente également de calmer les ardeurs des opérateurs. Elle estime que l´arrivée de BXL n'est pas de bon ton, alors qu'il est important de pouvoir réunir les opérateurs dans un climat serein, dans le but d'aboutir au prochain plan de fréquences.

Quant aux opérateurs privés, NRJ estime que la direction de RTL a profité de l'association Radios pour défendre ses propres intérêts, tandis que Nostalgie (en régie chez IP, comme BXL) tempère ses propos, mais continue de défendre son projet "Bruxelles R."

Les radios indépendantes s'inquiètent également de leur sort: «Que pourrons nous faire face à une machine comme RTL si des projets similaires voyaient le jour à Liège ou Charleroi ?» nous confiait le responsable de l'une d'entre elle.

Antipode, qui a des vues depuis de longues années sur la capitale et le Brabant Wallon, compte également passer à l'action. «La radio, ça sort des choux ?» Certains verront là une campagne de promotion exclusivement adressée à la ministre de l´Audiovisuel.

 

 

 

 

 Radio Neuf est née le 12 septembre 1980 à Haulchin, à proximité de Binche. L’histoire de cette petite radio est emblématique de la vie de nombreuses autres stations du même genre. Portée par des gens du terroir elle se veut le reflet des préoccupations et des intérêts d’une communauté rurale. La radio, dont le nom évoque les 9 communes fusionnées dans l’entité d’Estinnes, est composée d’une quarantaine d’animateurs bénévoles qui participent pleinement aux animations à la valorisation de l’expression populaire locale.

Comme beaucoup d’autres radios libres Radio Neuf est confrontée au fil du temps à la fois à la multiplication de nouvelles stations dans la région, à l’essoufflement de la motivation des bénévoles et à un désintérêt de plus en plus croissant des auditeurs potentiels, et en particulier des jeunes, au profit des radios plus musicales et commerciales.

Radio Neuf cesse ses émissions fin septembre 1985. Une relance à eu lieu peu de temps après par une nouvelle équipe composée, entre-autre d’anciens animateurs, sous le nom de FM+.

Avec un nouveau format musical et une nouvelle conduite d’antenne, FM + a des ambitions plus populaires et commerciales que Radio Neuf. Pour se donner les moyens de ses ambitions la nouvelle radio se rapproche du journal La Nouvelle Gazette dont elle fini par rejoindre les locaux à la Louvière. Là elle s’intègre totalement au groupe de presse en passant sous le label RFM Centre et ensuite bel-RTL la Louvière.

 

Le son : une chanson promo pour la radio chantée en wallon