Le site Archivesradios.be est exclusivement consacré aux radios qui n'existent plus

Le Plan de Fréquence vu par la RTT en 1985

  Nous vous proposons de découvrir la situation des fréquences à Bruxelles en 1985 par l'interview d'un responsable de la RTTqui était chargée, à l'époque, d'établir un plan de fréquence (qui verra la jour 1 an après)

 extrait du courrier 1030  N°20 de janvier 1985. Numéro spécial " y'a plus de d'rumba dans l'air " un vidéogramme sur les radios libres à Bruxelles.

 

Plusieurs choses sont à noter dans cette interview. 

1. Au sujet des puissances d'émissions : Le responsable de la RTT parle encore d'un plan de fréquence avec des puissances de 100 W et des hauteurs d'antennes de 35 mères, dans les faits peu de radios* émettaient dans ces conditions, et la plupart de celles qui seront reconnues auront des caractéristiques techniques bien plus favorable avec des puissances jusqu'à 1 Kw et des hauteurs d'antennes bien plus importantes.

2. En ce qui concerne le nombre de fréquences : Leurs raretés a toujours été l'argument de diverses autorités en charge de l'audiovisuel et de la RTBF, alors que la réalité du terrain à montrée que le nombre de fréquences utilisables était plus important que ce qui était annoncé. Lors du 1er plan de fréquence 14 fréquences francophones seront trouvées entre 100 et 108 Mhz (avec l'ajout in extremis du 100 et du 104.3 Mhz) 

3. On note aussi le nombre impressionnant de radios émettant à Bruxelles (entre 50 et 100) souvent ouvertes en dépit du bon sens, chacune étant persuadée d'être plus légitime que sa voisine alors que tout le monde savait ou préssentait qu'il n'y aurait pas assez de fréquences pour tout le monde mais espérait "passer entre les gouttes". Ce seront pour la plupart les radios les plus anciennes et plus soutenues politiquement qui seront reconnues.

 

*Les radios associative déjà reconnues devaient respecter ces normes techniques, mais rien n'était fait contre celles qui n'étaient pas (encore) reconnues : Les radios commerciales,  d'où un brouillage des radios reconnues par celles qui ne l'étaient pas !

 

 

 

 

 

Les régies publicitaire nationales

Ce document date d'octobre 1986, 2 mois avant la création du premier réseau de radio : SiS (le 1er janvier 1987).

Il préfigure les accords qui lieront plus tard les réseaux avec leurs régies : Leader FM avec le réseau SiS                  

(à l'exception d'Antipode qui restera indépendante) et IP (Transistor) avec une bonne partie des radios qui formeront plus tard la base des réseaux Contact et RFM - majoritairement les stations en régime d'exclusivité (1) -

On peut ainsi avoir une idée du fossé qui existait, en terme de moyens, entre les radios commerciales et celles qui vivaient encore des cotisations de leurs animateurs, de soirées dansantes et de prospection par leur soin.                        

On note aussi la présence dans ces tarifs de 2 radios associatives : Radio Campus (la station de l'ULB) et Radio Bassinia (une radio de Huy membre de l'ALO) qui étaient à ce moment de leur histoire contraintes de faire appel à cette source de revenu pour survivre.

On remarque aussi la présence d'une radio flamande dans cette liste qui n'est censée contenir que des stations francophones.

 

 

Extrait de "enjeux et perspectives" hors série N°15 bis - Edité par "Médialogue"

à titre d'exemple, pour se faire une idée de ce que donneraient ces tarifs aujourd'hui.

200 FB = 4,96€  - 500 FB = 12,39€ - 1.650 FB est = 40,90€ 

 

Infos de la FM bruxelloise en mai/juin 1984

 

A partir du mois d'octobre 1982, le quotidien La Lanterne (aujourd'hui La Capitale) publiait chaque lundi des informations sur les radios libres bruxelloises.

Il s'agit une retranscription intégrale de ces informations telles qu'on pouvait les lire à diverses époques dans la Lanterne - ici en mai et juin 84 - Une manière de se replonger dans le quotidien et les préoccupations des radios libres de l'époque dont certaines d'entre-elles existent encore aujourd'hui.

Pour cette fois-ci nous vous proposons une série d'informations sur ce que faisaient les radios locales bruxelloises pour les élections européennes qui se déroulaient le dimanche 17 juin 1984.  De plus en plus les radios, petites et grandes, comprenaient l'importance d'être présente sur le terrain de l'information politique, et crédibilisaient aussi leur existence auprès des décideurs politiques à la veille de leur futures reconnaissances

il est aussi intéressant de connaître le contexte de l'époque :

- Les radios étaient tolérées mais pas encore légalisées, elles pouvaient, petites ou grandes stations, à tout moment se faire saisir leur matériel haute et basse fréquence.

- La Bande de fréquences réservée aux radios libres était comprise entre 100 et 104 Mhz (elle sera bientôt ouverte au dessus du 104.0 Mhz)

- Légalement la puissance autorisée était toujours de 100w rayonnées (à la sortie de l'antenne), une puissance que bien peu de radios respectaient à cause de l'encombrement des ondes.

 

 

*Au départ, le monde politique avait très peur de voir les radios locales s’occuper de « ses » affaires ou de s’engager fort dans l’une ou l’autre direction. Et, en effet, certaines stations sont tombées dans le piège de la politisation à outrance La plupart d’entre elles sont mortes de leur plus belle mort parce que justement le public attendait une autre information de leur part

A quelques semaines des élections européennes, on peut constater que la plupart des stations qui disposent d’un servie d’information organisé préparent ce scrutin avec soin et une extrême objectivité.

C’est ainsi que « Radio Contact » a déjà fait connaitre la manière dont elle compte traiter ce sujet, tout comme « SiS » et « Bruxelles Inter » Dans chacun de ces cas, la grille annoncée montre une très juste répartition des temps d’antenne entre les différentes listes en présence.

« Radio Energie » a quant elle donné con coup d’envoi en recevant un parlementaire et homme de communication M. Beyer qui n’a pas caché sa satisfaction de voir le sérieux du travail de Saint Ex et de son équipe. Bien entendu comme les autres stations « Radio Energie » a bien l’intention d’accorder le même temps d’antenne à chacune des formations en présence. L’intérêt de ce genre d’émission consiste surtout dans le fait que les hommes politiques sont présentés « autrement » leurs goûts tant culturels qu’alimentaires, leur famille, leur passe-temps sont évoqués

*Dans sa série d’émissions préparatoires aux élections européennes, « Radio Arc-en-Ciel» accueillera le 25 mais, entre 08h30 et 10h, Roger Nols, candidat indépendant. Il sera interviewé par Michel Pierre et Paul Jordens, l’émission étant animée par Michel Declercq.

*En collaboration avec le conseil national des femmes belges, « Fréquence Elle » va organiser dès 13 heures aujourd’hui et tous les jours de 13 à 14 heures, une émission préparatoire aux elections européennes.

La semaine avant le scrutin, des candidats de divers partis viendront défendre leur programme face au revendication du C.N.F.B

*Semaine « spéciale élection européenne » sur « Bruxelles Inter ». La station recevra tous les jours à midi un des ténors de chacune des listes « bruxelloises » en présence. Fait exceptionnel, un représentant de l U.D.R.T sera également invité afin d’expliquer les consignes d’abstention données par ce parti.

*Sur « Radio Activité », l’émission « Caramal mou » de lundi dernier à ceder un heure d’antenne pour recevoir Mme Spaak, tête de liste FDF aux élections européennes. Jack et Christian l’ont loguement interrogée sur son activité à Strasbourg et les auditeurs ont pu poser des questions en direct.

 

 

L'Exposition "Vive la Radio"

 

 

 

L' exposition "Vive la radio" - à ne pas confondre avec Vu à la radio qui célébrait les 100 ans de radios en 2014 - était organisée au Passage 44 à Bruxelles du 21 novembre 1980 au 04 janvier 1981 par le Crédit Communal (Aujourd'hui Belfius) en collaboration avec les radios du service public et la Communauté Radiophoniques des Programmes de Langue Française (CRPLF).

Nous avons sélectionné les 2 pages consacrées aux radios libres parues dans l'ouvrage publié à l'occasion de cette exposition. Il faut noter que auteurs de cette publication sont pour la plupart des collaborateurs et des animateurs de la RTBF ce qui explique leur manque d'enthousiasme au sujet de ces nouvelles expériences radiophoniques qui commençaient à avoir de plus en plus de succès au détriment du service public 

.

Infos de la FM bruxelloise en aout 1983

A partir du mois d'octobre 1982, le quotidien La Lanterne (aujourd'hui La Capitale) publiait chaque lundi des informations sur les radios libres bruxelloises.

Il s'agit d'une retranscription intégrale de ces informations telles qu'on pouvait les lire à diverses époques dans la Lanterne.- ici en août 1983 - Une manière de se replonger dans le quotidien et les préoccupations des radios libres de l'époque dont certaines d'entre-elles existent encore aujourd'hui.

il est aussi intéressant de connaître le contexte de l'époque :

- Bien que légalement interdite la publicité commerciale était de plus en plus présente sur les radios. Suite logique à la pub, Les sondages commencent à faire leur apparition

- Les radios étaient tolérées mais pas encore légalisées, elles pouvaient à tout moment se faire saisir leur matériel technique et d'émission.On peut voir que ces saisies n'épargnaient personne (petites et grandes radios)

- La Bande de fréquences réservée aux radios libres était comprise entre 100 et 104 Mhz

- Légalement la puissance autorisée était de 100w rayonnées (à la sortie de l'antenne), une prescription de moins en moins respectée avec la multiplication des radios.

- On voit aussi que l'information commençait à être un enjeu, et que la RTBF était déjà en guerre contre les radios les plus écoutées.

- Malgré les restrictions techniques et légales, les radios se multipliaient de jour en jour, un phénomène qui prendra de plus en plus d'ampleur au fil des années et qui rendra la bande FM bruxelloise de plus en plus saturée.

---------------

*Studio One Italia  a disparu de l’immeuble que la station occupait à jette Il semble que de grave dissensions internes soient à la base de la disparition momentanée de la station

*Mercredi passé Radio kiss a reçus la visite de contrôleurs de la RTT apparemment tout devait être en règle puisqu’ils n’ont rien emmené

*FM Inter a acheté un nouvel émetteur. Il sera opérationnel à la fin du mois le temps d’acquérir du nouveau matériel de basse fréquence

*« Le nouveau mât qui est apparu sur le toit de l’hôtel Sheraton, place Rogier, est celui de Bruxelles Inter qui reprendra ses émissions au début du mois de septembre

*Lundi jour de son quatrième anniversaire Radio Star  a été saisie. Et cela bien que la station n’émette qu’avec une puissance de 80 watts…

*Certaines « grosses stations » qui rétribuent régulièrement leurs journalistes avaient demandé que ceux qui couvrent l’information sportive puisent obtenir la carte de « journaliste sportif » celle-ci leur a é été refusée. Et les mauvaises langues d’affirmer que c’est sous la pression des confrères des RTBF-BRT

*Nouveau coup dur bas contre les radios libres les stations non reconnues par le conseil des radios locales et qui ont récemment demandé un raccordement au telex se le sont vu refuser, par la RTT. C’est notamment le cas de Radio Campus 

*La saisie de Radio Contact a obligé la station à mettre seize animateurs au chômage quand on sait qu’un chômeur soute en moyenne 480.000 francs (environ 11898 euros) à l’Etat, on voit que cette opération est loin d’être bénéficiaire pour les contribuables.

*Si vous vous promenez dans le nord de Bruxelles il n’est pas inintéressant de vous brancher sur 102.5 FM la fréquence de "SIF 2000" ce n’est pas triste.

*On évoque à mots couverts la possibilité d’un mariage entre Radio Kiss et une station du sud de Bruxelles.

*Si on en croit des bruits qui courent, le sondage Cim-Sobemap sur les radios libres montreraient le classement suivant : (1 Radio Contact ; 2 SiS ; 3 Radio Kiss. Cette dernière faisant sa première apparition dans le peloton de tête.