Le site Archivesradios.be est exclusivement consacré aux radios belges francophones qui n’existent plus

Dans l'esprit de beaucoup de gens, les radios libres des années 80 étaient faites de bric et de broc avec peu de matériel et de faibles moyens financiers et humains. Si c'était en effet le cas pour beaucoup d'entres elles, certaines par contre étaient déjà de vrais petites entreprises comme Radio Métropole Charleroi. La station était l'une des plus importante radio libre commerciale de Belgique (avec Radio Contact à Bruxelles et FM56 à Liège).

Comme le montre cette annonce de 1982, Radio Métropole pouvait déjà se permettre d'engager des collaborateurs malgré l'insécurité juridique qui conduisait à de fréquentes saisies et l'illégalité de la publicité.

En 1987 Radio Métropole a rejoins le réseau SiS, un choix motivé par la concurrence féroce avec RFM lancée en 1984 par la Nouvelle Gazette, l'ancien partenaire presse de Métropole.

Note : 32 millions de francs belges équivalent aujourd'hui à 793.258 € un budget que sont loin d'atteindre une série de radios indépendantes aujourd'hui.  

 

 

 

Chaque lundi le quotidien "La Lanterne" ( Aujourd'hui La Capitale) publiait des infos sur les radios libres bruxelloises.

Note: il faut lire Belle Fm à la place de Bel FM, une erreur régulière de la presse quand elle parlait de cette station s'adressant aux femmes.

Il faut aussi noter que 2 radios céitées dans ses infos existent encore : Radio Contact et Radio Judaïca 

 

 

 

 

 

 Cet article du quotidien La lanterne (aujourd'hui La Capitale)  d'il y a 30 ans illustre bien l'encombrement des ondes bruxelloises dans les années 80. Alors que les normes techniques imposent un écart de 300khz (idéalement même 400 khz) entre chaque radios, on voit ici que des écarts de 100khz et parfois moins sont courant tant le nombre de radios était important dans la capitale à cette époque. Même si ces radios étaient parfois éloignées géographiquement les unes des autres et n'émettaient, pour certaine d'entre elle, que dans un quartier on peut facilement imaginer les brouillages et les difficultés, pour les auditeurs, de pouvoir capter leur radio préférée.

Dans les faits seules quelques radios qui avaient les moyens d'utiliser de fortes puissances et qui avaient les antennes les mieux situées (sur des buildings) parvenaient à se faire entendre plus ou moins convenablement, il s'agissait des "grosses" radios commerciales  comme Radio Contact, SiS, FM le Soir, Fréquence 1 et Fréquence Elle et du côté des radios communautaires Radio Judaïca.

Cette situation est principalement dû au fait que beaucoup de radios étaient ouvertes en dépit du bon sens au gré des disputes et divergences de vues, qui entraînaient souvent la création d'une radio concurrente par les dissidents.

Note: La Contact Plus de cette liste, si elle était bien une station de la galaxie Contact, n'avait rien à voir avec son homonyme du début des années 2000. Il s'agissait ici d'une station diffusant sur cassettes, des informations et des petites annonces.