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 Cet article du quotidien La lanterne (aujourd'hui La Capitale)  d'il y a 30 ans illustre bien l'encombrement des ondes bruxelloises dans les années 80. Alors que les normes techniques imposent un écart de 300khz (idéalement même 400 khz) entre chaque radios, on voit ici que des écarts de 100khz et parfois moins sont courant tant le nombre de radios était important dans la capitale à cette époque. Même si ces radios étaient parfois éloignées géographiquement les unes des autres et n'émettaient, pour certaine d'entre elle, que dans un quartier on peut facilement imaginer les brouillages et les difficultés, pour les auditeurs, de pouvoir capter leur radio préférée.

Dans les faits seules quelques radios qui avaient les moyens d'utiliser de fortes puissances et qui avaient les antennes les mieux situées (sur des buildings) parvenaient à se faire entendre plus ou moins convenablement, il s'agissait des "grosses" radios commerciales  comme Radio Contact, SiS, FM le Soir, Fréquence 1 et Fréquence Elle et du côté des radios communautaires Radio Judaïca.

Cette situation est principalement dû au fait que beaucoup de radios étaient ouvertes en dépit du bon sens au gré des disputes et divergences de vues, qui entraînaient souvent la création d'une radio concurrente par les dissidents.

Note: La Contact Plus de cette liste, si elle était bien une station de la galaxie Contact, n'avait rien à voir avec son homonyme du début des années 2000. Il s'agissait ici d'une station diffusant sur cassettes, des informations et des petites annonces.                                                                                                                                                        

 

 

 

 

 

 La Lanterne 30-12-1985

 Cet article reflète bien la multitude des radios émettant à Bruxelles dans les années 80. Liste à laquelle il faut encore ajoutée toutes les radios reconnues avec ou sans fréquence. Ce foisonnement de stations en tout genre est souvent dû à des scissions suite à des divergences de vues et/ou des problèmes d'ego entre les équipes. Ces schismes étaient d'autant plus facile qu'il était relativement simple et peu coûteux d'installer le matériel permettant d'émettre. Cette multiplication anarchique d'émetteurs, parfois très locaux, étaient souvent faite en dépit du bon sens, chacun s'estimant plus légitime à émettre que son voisin.

Cette situation se faisait au détriment des auditeurs qui étaient confrontés à de nombreux brouillages et elle ne facilitait pas l'émergence de projets originaux. La plupart des radios ne faisant que reproduire avec plus ou moins de bonheur le même modèle de radio ( musique, publicités, dédicaces).

Dans les faits seules 14 fréquences seront autorisées lors du premier plan de fréquence et plusieurs radios contraintes de partager une seule fréquence. 

Dans cette liste seules Midi 1 et Culture 3, seront finalement reconnues au sein de la "fréquence arabe" avec les autres radios communautaires sur 106.8 Mhz.

Aucune des autres radios figurant dans cette liste ne reviendra sur les ondes malgré la procédure d'appel mise ne place pour les radios non-reconnues. Elles ne reviendront pas non plus lors du renouvellement des autorisations de 1992.

Note : 3 coquilles dans cet article de la Lanterne : il faut lire Chic et pas Cric, Horizons libres et pas Horizons lbires et Wayez inter et pas Rayez inter 

                                                                                                              

 

 

Si vous avez fait partie d'une de ces radios et si vous avez des archives les concernant n'hésitez pas à prendre contact avec nous via Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

 

 

A la lecture de cet article, paru en 1982, on en peut qu'être étonné de son côté prémonitoire en ce qui concerne l'avenir des radios libres de la première génération et de la (future) implication de la publicité sur les formats de radio

 

publié avec l'aimable autorisation de JF Dumont