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 Radio Contact + était la radio "Oldies" du groupe Contact, elle s'adressait en priorité au plus de 50 ans. Elle avait été crée suite à une pétition de 22.000 signatures d'auditeurs réclamant le retour de l'animateur "Coco Van Babelghem" qui présentait des émissions en bruxellois sur radio Contact depuis le début de la radio en 1980. Il avait été déplacé sur Contact 2 avant d'être aussi débarqué de celle-ci, son style ne convenant plus à l'évolution du programme adulte de Radio Contact.

Pour répondre à la demande des pétitionnaires Francis Lemaire,  le fondateur de radio Contact, avait décidé de créer spécifiquement une station permettant d'accueillir "CoCo" et ses auditeurs. restait à trouver une fréquence... Et justement il y en avait une de libre à Bruxelles depuis la disparition de Fréquence elle: le 104.3 Mhz.

Rien de plus facile donc que d'y installer un émetteur, le 18 février 2001 c'est chose faite : on pouvait entendre les premières notes de musique de Contact +. La nouvelle radio n'avait aucune autorisation d'émettre, elle profitait d'une décision de la cour d'appel de Bruxelles qui avait annulé en 1992 les modalités de fonctionnement de l'IBPT, ce qui empêchait l'institut de contrôler les radios. Cela ouvrait la voie à l'apparition de toute une série de radios qui profiteront plus tard du même vide juridique.

Tout de même prudente Contact + n'émettait que le week-end avec une puissance assez réduite. 

Le groupe Contact n'était pas le seul à avoir fait le constat qu'il y avait peu de risque d'émettre sans autorisation... C'est ainsi que le 10 mars 2001 les auditeurs bruxellois eurent la surprise d'entendre sur 104.3 Mhz le signal de la radio française spécialisée en musique urbaine Skyrock dont le signal était émis simultanément à celui de Contact +, entraînant une mini guerre des ondes dans la plus pure tradition de ce qu'on avait connus dans les années 80 sur la bande FM.

Cette bagarre eu pour conséquence une forte augmentation de puissance de la part de Contact + qui couvrait complètement la radio française, cette dernière abandonna la partie une semaine après laissant Contact + seule utilisatrice du 104.3 Mhz. Cela fût un bonne leçon pour Contact + qui dorénavant occupa à forte puissance la fréquence toute la journée.

Les programmes de Contact + étaient principalement composés de musique non-stop des années 50, 60 et 70 et de 2 animateurs : Coco le dimanche matin et à la matinale Ricky Fox qui lui aussi avait fait les beaux jours de Radio Contact dans les années 80.

En 2006  Contact + relayait après 20h les programmes de la radio de musiques électro Radio FG, un changement radical de style justifié par la direction de Radio Contact par le fait que "les auditeurs de Contact + n'écoutaient pas la radio à cette heure là".

Le 20 mars 2002 le CSA condamnait Contact + pour ses émissions sans autorisations sur 104.3 Mhz et concluait son avis par :  Il appartient à l'IBPT - Institut belge des postes et télécommunications, auquel la présente décision est transmise, de procéder à la mise hors service, par tous les moyens légaux de l'émetteur qui utilise illégalement la fréquence 104.3 à Bruxelles. (décision n°3/2202 du 20 mars 2002). Une formule qui conclura dorénavant chacune des décisions du CSA lorsqu'il sera confronté à des émissions diffusées sans autorisation ce qui ne manquera pas d'arriver jusqu'à l'établissement du nouveau plan de fréquence de 2008.

Cette décisions à l'encontre de Contact + ne sera pas, comme les autres, suivies d'effet. Non seulement elle poursuivra ses émissions à Bruxelles, mais d'autres fréquences légales ou non, seront ouvertes en Wallonie. Contact + sera ainsi diffusée à Bassenge sur 105.9 Mhz, à Bastogne sur 106.4 Mhz, à Beauraing sur 94.7 Mhz, à Bertrix sur 107.3 Mhz, à Charleroi sur 91.9 Mhz à Liège sur 107.8 Mhz et à Namur sur 99.7 Mhz. 

Le 30 janvier 2008 la radio fût condamnée par un tribunal à payer 5.000€ d'amende pour avoir brouillé, depuis novembre 2005 la radio flamande Be One qui émettait sur 104.2 à Leuven.

En 2008  Contact + postula comme radio indépendante à l'appel d'offre pour le nouveau plan de fréquence mais fût recalée en raison de sa grande proximité avec Radio H ( Radio Contact / Bel-RTL) qui avait postulé pour les 2 principaux réseaux de fréquences et qui exerçait une position dominante sur l'offre radiophonique adressée au public, une décision a rapprochée de celle prise pour les mêmes raisons à l'encontre de Mint. Le 1er août 2008 Contact + cessa définitivement d'émettre à Bruxelles où elle céda sa fréquence à Foorire Fm. Les émetteurs de province avaient eux déjà été mis à l'arrêt le 18 juillet. 

Les adieux de Coco le 18 juillet 2008 et l'annonce de la fin de programmes : 

 

 

 Bonus : En collaboration avec le site Tuner.be, nous vous proposons l'extrait d'une interview d'Etienne Lemarque qui animait le dernière matinale de Contact + le 18 juillet 2008. ( il remplaçait à ce poste Ricky Fox) 

 je suis triste. Pas pour moi. Pas pour la radio. Pas pour RTL. Mais pour tous les auditeurs de Contact +. Ce matin c'était la folie. de nombreux collégues, de toutes les radios, m'ont fait part de leur soutien. Même via Facebook ! Nous avons reçus de nombreux appels, et nous avons même reçus plus de SMS que Radio Contact ! Pour les auditeurs de Contact +, c'est une véritable perte. A part Radio Plus , à Liege , il ne reste plus de radio seniors sur la bande FM. Il y avait pas mal d'émotion ce matin. 

 

 

 

 

 

 

 

  

Radio Libre Terroir émet pour la première fois le samedi 17 mars 1979, peu de temps après Radio Louvain-La-Neuve (octobre 78).

A cette époque RLT a un concept de radio original porté par plusieurs partenaires de l’Est du Brabant wallon : deux Maisons de jeunes  (Le Moulin à Zétrud-Lumay et le Vivace à  Tourinnes-St-Lambert),  la Coopérative de Recherche et d'Animation du Brabant-Est (le CRABE), la Compagnie théâtrale Sang Neuf, l’Atelier Image et Son de Tourinnes-la-Grosse.

L'émetteur, acheté en commun par les 2 Maisons des Jeunes et le Crabe, est itinérant et sert de manière ponctuelle au gré des événements de la région. 

Au fil du temps les partenaires évoluent. 

En 1981, RLT comprend 4 partenaires : Le Crabe, les MJ Les Crayeux (Grez-Doiceau),Le  Vivace  et le Moulin.

Le Crabe prend plus d'importance. Le Vivace finit par se retirer et créer sa propre radio (sous le nom de Radio libre terroir - Vivace-) suite à un conflit sur l'entrée d'autres partenaires dans l'association.

1982 : la radio hiberne.

En 1983, un nouveau projet se prépare. Les statuts de l’asbl CEN.PA.V.E (Centre de production audiovisuel du Brabant Wallon de l’Est)  paraissent au Moniteur début 1984.  En avril, un studio permanent est installé à Opprebais. Radio Libre Terroir émet 4 jours par semaine, uniquement avec des bénévoles (près de 50 en 84).

RLT fait la part belle à l'information culturelle avec une série de magazines et de capsules sur divers sujets. Elle tente d'y impliquer les citoyens. Côte musique la station bannit de sa programmation la musique commerciale et les dédicaces, très présentes sur les autres stations de la région.

Par la suite les animateurs s’essoufflent un peu et lèvent le pied pour des raisons professionnelles et familiales. La radio réduit sa grille de programme (W.E. uniquement). Elle reste toutefois « alternative » par rapport aux radios des environs. Sa démarche citoyenne démontre qu’il est possible de produire autre chose que les sempiternelles émissions « dédicaces »

Le CRABE, association pluraliste et progressiste, a toujours veillé à ce que RLT corresponde aussi à cette image.     Ce type de radio répondait parfaitement au décret alors en vigueur. Elle a été reconnue officiellement le 26 juillet 1984.                  

En 1985 l'équipe travaille sur un grand projet de radio régionale avec du personnel engagé, pour cela ils sollicitent des forces vives locales de gauche. Ce projet n'aboutit pas, et l'instigateur principal de ce projet trouve un boulot ailleurs, ce qui a mis fin à RLT.

L’asbl CEN.P.A.V.E. a été dissoute lors de son assemblée générale du 6 janvier 1989. Le matériel de Radio Libre Terroir (antenne, émetteur et ampli) a été offert à une communauté Queshua dont les maisons sont éparpillées dans les montagnes (Cordillère des Andes) à une centaine de kilomètres de Cochabamba (Bolivie).  La colonne vertébrale de RLT sert aujourd’hui véritablement de lien communautaire et est très largement utilisé par les habitants.

 

 Le son : 

un extrait d'une émission de 1984 consacrée à la résistance dans la région  (à l'occasion du 40e anniversaire de la libération)

 

 

 

 

 

 

 

 

Radio Sud Inter commence à émettre au Parvis Saint Pierre à Uccle, et plus particulièrement au "Disque D'or", un disquaire populaire des années 80. Le magasin offre à sa clientèle un grand choix de vinyles et de tout le matériel de Haute-Fidélité nécessaire pour à l'écoute des disques achetés sur place.  Bruno Bonnaert est l’employé responsable du service technique du magasin.       

Nous sommes en 1982 et Bruno a envie de créer sa propre radio. Il en discute avec deux fidèles du magasin : Olivier Maroy qui est animateur sur Radio Star et Jacques Weemaels, plasticien, qui travaille à la Monnaie (qui est aussi l'auteur du logo). Celui-ci possède une discothèque impressionnante. Tous deux acceptent de se joindre au projet pour créer l'ASBL qui donnera naissance à Sud Inter. 

Chacun y va de ses connaissances et relations pour constituer l’équipe d'animateurs : Patrick Olivier (Patrick Dorval quelques années plus tard), Cow Boy, Ramirez Grobis (Philippe Gilot), Yves De Windt, Christian Chevalier (Christian Goffart) Philippe Dereymaker, Arnaud Grandjean et d'autres. Pour subvenir aux besoins de la jeune station, les animateurs payent une cotisation en attendant d'être un jour rémunérés. Quelques publicités font aussi leur apparition. Bruno quant à lui exerce ses talents de technicien auprès de toutes les radios qui font appel à ses services.

Les émissions commencent dans un local situé au n°2 avenue de l'Observatoire à Uccle. Les auditeurs d’Uccle, Boitsfort, et d'une partie de Forest peuvent écouter une grille complète de programmes avec des émissions comme « Classique en Basket » qui permettait de découvrir la musique classique de manière différente, «Etrange Mélange » un savoureux mélange allant de la word musique (qui ne s'appelait pas encore ainsi) à de la chanson française en passant par le jazz et le blues.

Le lundi soir était consacré à la culture et au monde du spectacle, avec à chaque fois un invité qui venait parler de son actualité. La programmation était réalisée par l'invité, celui-ci choisissant dans la discothèque personnelle de Jacques ce qu’il souhaitait entendre pendant l'émission. Le mercredi après-midi on pouvait entendre une émission musicale animée par Quick et Flup (Phil Dereymacker) ou encore l'émission appelée « Fm on the rock » d’Arnaud Grandjean.

En ce début des années 80, beaucoup de monde et d'associations veulent émettre sur une bande FM toujours limitée entre 100 et 104 Mhz et de plus en plus saturée.

Trouver une fréquence est de plus en plus difficile, toutes sont déjà occupées et c'est aussi le cas pour Radio Sud Inter qui, en choisissant d''émettre sur 100 MHz, brouille Radio Kiss qui l'utilise déjà au nord de Bruxelles. Inévitablement les 2 stations se perturbent. Bruno Bonnaert va tout essayer pour lutter contre la concurrence en poussant d'abord l'émetteur,  ensuite en mettant une antenne permettant d'augmenter son gain d une dizaine de décibels.  C'est ce qu'on a appelé la guerre des ondes. 

Saisies et brouillages sont le lot de la plupart des radios des années 80 et ne permettent pas à l'auditeur de pouvoir suivre les programmes proposés par la station comme il le souhaite. Du côté des animateurs Olivier Maroy est courtisé par SIS et fini par la rejoindre.  Radio Sud Inter s'est entre temps installé dans les Galeries Rivoli. (à La Bascule à Uccle) Malheureusement elle se fait une fois de plus saisir. Peu après, Bruno B. raccorde le studio B à l'émetteur de réserve et les émissions repartent de plus belle. (voir l'article de presse ci-dessous)

Du côté de Radio Kiss, il y a de plus en plus de tensions entre certains animateurs et la direction. Nous sommes en août 1983 et dans le journal La Lanterne on peut lire que Radio Kiss pourrait bien s’associer avec une radio du sud de Bruxelles.

C'est ce qui va se vérifier au courant du mois de septembre de la même année. Appliquant la devise bien connue de tous les belges " l'union fait la force " Bruno Bonnaert propose à Radio Kiss de s'allier plutôt que de continuer à se brouiller. Radio Kiss et Radio Sud Inter fusionnent donc en une seule station FM dénommée Radio Kiss. Deux équipes d'animateurs cela fait beaucoup de monde et certains se voient remerciés comme Ph. Demuyser. Le plus amusant c'est que quelques semaines plus tard, il est rappelé pour animer une braderie et réintégrer la grille.

C'est en formant le 640.48.81. que les auditeurs peuvent dorénavant joindre les animateurs en studios (un studio d’animation et un autre pour la production) situés dans les Galeries Rivoli à Uccle. Mais malheureusement, si l'objectif est louable, cette association ne durera que quelques mois, tant les points de vue s'opposent dans l'animation,  la programmation et la vision du futur de la radio.

Chacun s'en retourne de son côté. Radio Kiss reste quelques temps dans les galeries Rivoli tandis que l'équipe de Radio Sud Inter rejointe par des dissidents de Kiss (JL Bertin, Ph Demuyser) s'en va occuper un petit studio du côté de l'altitude 100 et créer ce qui deviendra Fréquence 1. (la suite de l'aventure est racontée dans notre article sur l'histoire de Fréquence 1)

 

le son: une publicité diffusée sur Sud Inter

 

 

  Un des épisodes évoqués dans notre historique : La saisie et la reprise des émissions depuis le "Studio B" (le quotidien La Lanterne du 16 aout 1983)