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RFM (Belgique) est une initiative du groupe de presse Rossel (éditeur, entre-autre, du journal Le Soir) qui, en 1987, réunifie les 8 stations que Rossel avait fondée ou rachetés depuis quelques années sous une bannière unique.

L'arrivée de Rossel en FM débute par des accords dès 1981 entre la Nouvelle Gazette et radio Métropole (qui a rejoint plus tard le réseau SiS) mais c'est la création le 22 septembre 1983 de Radio Fréquence Musique à Mons qui a été à le point de départ du réseau.

En 1984 est constitué la SA INADI dont la majorité du capital était détenue par la société éditrice de la Nouvelle Gazette. Cette société se lance dans l'exploitation et le rachat de radios privées. En 1985 sont lancées RFM Charleroi et FM Le Soir à Bruxelles, et la reprise de FM Namur et celle de FM la Meuse à Liège. En 1986 Rossel complètera sa couverture avec le rachat de WNC à Nivelles et de FM+ à la Louvière (voir à ce sujet les articles consacrés à WNC et à radio 9).

La caractéristique du réseau de Rossel c'est qu'il n'est pas constitué, comme les autres réseaux, de stations franchisées. La société Rossel est majoritaire dans toutes les radios qu’elle exploite. Elles ont toutes la même régie publicitaire et une même politique commerciale. Un audit interne confirme l'idée de Rossel qu'il faut dynamiser ses radios en centralisant certains services.                                                                 

Le 26 janvier 1987 la décision est prise d'adopter une stratégie de réseau sous le nom commun d'RFM. Le 1 mars 1987 les radios passent sous la bannière RFM avec Bruxelles comme quartier général.

A partir de ce moment-là les radios ne sont plus inféodées aux journaux du groupe mais dépendent d'une société de services émanant d'un groupe de presse. RFM se présente comme une marque qui doit être vendue indépendamment des journaux mais dont elle garde bien sur l'appui solide.

Les programmes de RFM sont à mi-chemin entre radio 2 (RTBF) et RTL. RFM se veut une station généraliste avec 65% de musique avec un mixe de contenu, d'informations, les jeux et la participation de vedettes.              

Dans une plaquette de présentation de la radio, son directeur de l'époque précisait que "RFM accordait une importance primordiale à la personnalité des animateurs qui devaient être chaleureux, conviviaux et proche de l'auditeur" il rajoutait qu'RFM "n'avait pas honte d'être une radio qui ressemble aux auditeurs, d'être le transistor posé sur le frigo de la cuisine".

Du côté de l'information chacune des stations régionales possédait sa propre rédaction, composé de journalistes professionnels ce qui faisait de RFM la station privée la mieux pourvue en la matière (groupe de presse oblige) avec 19 journalistes.

RFM a commencé à battre de l'aile quand la RTBF s'est mise à diffuser de la publicité commerciale alors que le but de la diversification de Rossel en radio était justement de capter une partie de la publicité radio et télé.

La meilleure manière de revaloriser le produit était de modifier son nom et son format avec l'aide d'un partenaire qui souhaitait consolider son encrage en Belgique et qui avait aussi envie de radio, ce partenaire c’est RTL-TVI. La transition entre RFM et Bel-RTL s'est faite en douceur et en 3 semaines, le temps que la nouvelle équipe se mette en place et répète en circuit fermé. L'idée était d'assurer sur antenne à la fois la continuité et la scission, qui se concrétisa par le concept des "tout": chaque jour un thème musical ou un artiste différents sans animateurs.

Le 9 aout 1991 RFM suspendait ses émissions. Le 10 aout les "tout" étaient lancés sur antenne. Le 2 septembre 1991 à 5 heure du matin Bel-RTL était sur les ondes

 

le son: un extrait de RFM Brabant wallon (ex RGN) en 1987

 

le son: un extrait de RFM Brabant wallon (ex RGN) en 1987

et un extrait des tout:

 

 

Canal 5 a été fondé à Charleroi en 1980 par 2 espagnols: José Luis Duran/Carasco (alias «teddy » à l’antenne) et Andres Garcia. Ils ont fait vivre la radio jusqu’en 1985. Lorsque Andres n’a plus été autorisé à séjourner en Belgique, ils ont décidé de vendre et de retenter l’expérience au soleil espagnol, d’abord à Ibiza mais ça n’a pas fonctionné et ensuite près d’Alméria.

Canal 5 à poursuivi ses activités sous l’égide d’Alain Ebertzeim qui racheta la radio et la fusionna avec sa propre station : Canal Z, une petite radio consacrée au sport.

La programmation de Canal 5 était composée d'un mélange de nouveautés et de hits, d'émissions thématiques, de retransmissions des différents événements sportifs et culturels. L'info nationale et international était distillée tour au long de la journée. Canal 5 était connue pour ses retransmission depuis différentes discothèques du Centre-ville de Charleroi (le Big Boss-Le Carré Blanc).

La radio était une des 4 «grosses» radio de Charleroi. Ses 3 challengers (radio Pays Noir, radio Métropole et radio Fréquence Musique) ont intégrés les premiers réseaux en train de se créer alors en communauté française (radio Contact, SiS et Rfm). Les responsables de Canal 5 prirent la même option en diffusant les programmes du réseau Bruxellois Top fm (fondé en 1986 à Bruxelles) dont elle suivit la mutation en Europe 2 en 1994.

Lorsque Europe 2 cessa d’émettre en Belgique Canal 5 passa sous le giron du groupe NRJ. Elle diffusa alors les programme de Chérie fm et puis ceux d'NRJ.

NRJ qui avait perdu, lors du renouvellement des fréquences de 1994, sa fréquence régionale, pu ainsi grâce à un accord avec Canal 5 revenir sur une bonne fréquence (voir à ce sujet l'article sur l'histoire de Chérie fm en Belgique).

Note: Malgré de nombreuses recherches et sollicitation nous ne sommes pas parvenu à trouver des informations complémentaires sur Canal 5 et en particulier sur ses 2 autres fréquences (Thuin et Centre) cet article pourra être complété par l'apport d'éventuelles informations des lecteurs et contributeurs du site.

le son:une annonce de soirée sur Canal 5 en 1984

 

 

merci à Dominique Romain pour sa participation à cet article

 

 

 

Radio Basse Meuse est née en 1979, elle était une des premières radio libre liégeoise. Elle émettait sur 103.7 Mhz depuis le 60 rue du pot d'or au-dessus d'un magasin de hifi. Cet emplacement permit à la jeune station de bénéficier de matériel d'émission de qualité. Les émissions de RBM rencontrèrent pas mal de succès.

La station était aussi une pépinière de talents. Elle donna ainsi leur chance à Frédérique Ries qui y a débuté d'abord comme secrétaire, à Pierre Bail (RTL), à Gabrielle Davroy (RTBF), à Michel Vincent (RTBF-Liège), à Bernard Dobbeleer pour ne citer que quelques exemples parmi les plus connus.

RBM fut aussi la 1ere radio de la cité ardente à émettre 24h sur 24 avec des animateurs et à diffuser de l'information en collaboration avec le journal La Meuse. Elle confia sa régie à IPB, la régie publicitaire de RTL qui vendait des espaces publicitaires sur les plus importantes radios des années 80 comme radio Contact et radio Métropole à Charleroi.

En février 1982 elle défraya la chronique en étant attaquée en justice par la RTBF pour la diffusion de messages publicitaires diffusés en contravention de l'arrêté royal de 1981 qui interdisait la publicité sur les ondes.

Les 6 administrateurs de RBM furent condamnés en appel à payer symboliquement 38,67€ (1.560 fb). En 1ere instance ils avaient été condamnés à payer 1.264€ (51.000 fb). L'astreinte de 2478,93€ (100.000fb) fut maintenue ainsi que la confiscation du matériel d'émission. Entre les 2 jugements RBM avait bravé la loi en poursuivant la diffusion de publicité, seule manière pour elle de survivre.

Suite à la décision d'appel, et à des dissensions au sein de l’équipe une la grande majorité des administrateurs et fondateurs de la radio partirent fonder FM56 sur 103.7 MHz. RBM fut reprise par le groupe Rossel, l'éditeur de la Meuse, sous le nom de FM La Meuse. Elle suivit l'évolution des radios du groupe Rossel en passant sous le label RFM et puis Bel-RTL.

 

extrait d'une émission de mars 1982

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci à Molly pour la contribution sonore.