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Comme nous l’avons déjà expliqué dans d’autres articles, les divergences de vues dans les radios locales des années 80 entraînaient bien souvent la création de nouvelles stations lancées par les dissidents. Ce fut aussi le cas à Tubize (dans l’ouest du Brabant wallon) où non contente de se diviser, les promoteurs des radios utilisèrent des noms très proche susceptible de créer la confusion chez l’auditeur.

La station dont nous parlerons aujourd’hui s’appelait Radio Grand Tubize. Elle était une des dissidences de radio Goffin Grand Tubize, elle-même issue d’une séparation de la première radio libre de Tubize radio Goffin (Goffin est le nom du fondateur des forges de Clabecq, une commune de l’entité de Tubize). Une autre scission de Radio Goffin Grand Tubize donna naissance à Radio Astrale. 

Ce sont comme souvent des oppositions entre tenant de programmes pour les personnes âgées et ceux qui désiraient faire des programmes plus jeunes qui sont la cause de ses divisions entre radios. C’est donc en juillet 1982 que RGT (Radio Grand Tubize) démarra sur 100.8 MHz avec les 14 animateurs les plus jeunes et les plus « professionnels » de Radio Goffin Grand Tubize. L’équipe aménage un studio dans un premier temps au-dessus d’un café près de la gare, elle passa ensuite quelques mois dans une cave chez un particulier et en janvier 1984 elle dénicha une maison de trois étages Chaussée de Mons.

A l’occasion de son déménagement RGT opta pour un ton résolument jeune, pour se différencier des autres stations de la localité qui s’adressaient plutôt à un public appréciant les dédicaces et la variété. Elle s’associa à SIS pour la diffusion de journaux d’informations et avec Belga life qui promotionnait des concerts en Belgique.

RGT connu elle aussi une dissidence avec radio Intime dont les promoteurs voulaient faire plutôt une radio de type socioculturelle sans publicité qui n'eut qu'une brève existence.

La zone de diffusion de RGT n’était pas très étendue, ce qui poussa les responsables à envisager l’ouverture d’une fréquence dans la commune voisine de Braine-le-Comte afin d’assurer à la fois une présence locale et aussi le développement publicitaire des activités. La radio vivait d’animations locales pour lesquelles elle étaient très présente et des rentrées de la publicité grâce à une régie commune avec des radios d’Ecaussines et de Nivelles.

En 1986 les premières autorisations sont accordées, si elle veut survivre RGT doit quittez Tubize où le nombre de radio est trop important par apport aux fréquences disponibles. Elle s’installe à Braine-le-Comte et devient radio 7. Elle s'intégra ensuite au mini réseau Riva fm qui possédait un émetteur à Braine l'Alleud et à Nivelles.

 

 

 

 

 


Chérie fm est arrivée en Belgique en octobre 1990 à la faveur du rachat par le groupe NRJ des droits d'exploitation et du capital des stations détenues par la société française, en faillite, pro public qui exploitait depuis 1 an radio Nostalgie en Belgique sur les anciennes fréquences SiS.

Le rachat du matériel, des locaux, des émetteurs et la reprise du personnel coûta 46 millions de francs belges à NRJ (1.065 942.03 euros).

Chérie fm ne put démarrer ses programmes que sur les 3 fréquences appartenant en propre à Pro-Public: Bruxelles, Charleroi, et Liège. Les ex franchisés SiS avaient, pour la majorité d'entre eux, le groupe de presse Vers l'Avenir qui au départ de sa radio namuroise Radio vers l'Avenir à Namur avait repris la franchise Nostalgie en Belgique. (voir notre article sur l'histoire de radio vers l'Avenir).

En septembre 1991 Chérie fm pu installer un émetteur à Namur. Au total une dizaine de fréquences furent ouvertes au grès des opportunités, avec des programmes belges, sésame pour obtenir un jour une autorisation comme réseau en Wallonie.

En 1993 Chérie fm et Europe 2 furent toutes les deux saisies à Bruxelles suite à une plainte pour brouillage émanant d'une radio flamande émettant sur la même fréquence que Chérie fm. (Chérie fm émettait sur 104.0 Mhz et Europe 2 sur 104.3 Mhz)   Les directeurs des 2 stations firent remarquer "que ces saisies ne touchaient que les émetteurs d'origine française et que les réseaux belges eux aussi en surpuissance n'étaient pas inquiétés" (la Libre Belgique du 10 novembre 1993).                    

Leurs craintes de favoritisme vis à vis d'autres opérateurs furent confirmées quand en 1994 le gouvernement mit en application son nouveau plan de fréquence. Chérie fm, se vit attribuer de nouvelles fréquences nettement moins performante en terme de couverture, principalement à Liège et à Charleroi, où elle perdit des fréquences régionales au profit de simples fréquences locales.

Le groupe NRJ lança au Conseil d'Etat un recours en annulation contre ces décisions. Les responsables de Chérie fm publièrent un communiqué où "Les radios s'étonnaient que leurs anciennes fréquences ont étés systématiquement données à certains réseaux (sous entendu Bel-RTL). Ils constatèrent aussi qu'ils doivent contenter d'une puissance de 100 à 750 watts alors que leurs concurrents bénéficient de 1 à 5kw"  (la libre Belgique du mardi 15 mars 1994).

Le Conseil d'Etat donna raison aux plaignants, mais dans les faits les autorisations sur les nouvelles fréquences furent maintenues. Le 27 juin 1994 le groupe NRJ remplaça les programmes de Chérie fm par ceux NRJ. Il combla son désavantage technique par un second rachat de radios à Charleroi et Liège bénéficiant de meilleures fréquences.

Chérie fm réapparu quelque temps entre 2001 et 2008 à la faveur de la carence de la régulation.

Ces ouvertures de fréquence avaient comme seul but d'occuper le terrain sans intention de postuler à l'appel d'offre afin de donner toutes ses chances à NRJ. Les programmes étaient une reprise satellite du programme français.

Dés l'application du nouveau plan de fréquence en juillet 2008 Chérie fm disparut du paysage audiovisuel belge.

A la faveur de Saint Valentin 2015, Chérie fm est réapparue sur le web et les réseaux numériques avec un programme musical produit en Belgique et une animation de 09h à 17h. 

 

 

      les sons:  le 26 juin 1994 la veille de l'arrivée de NRJ.

 

 

      et le retour sur le web le 14 février 2014 à 13h.

 

 

 

 

 

 WLS a été  lancée en 1981 par 2 flamands : Dirk Otte et Willy Van Lee. Le nom de la radio s'inspire de la radio de Chicago Wolds Largest Store. Pour garder les initiales les 2 compères appellent leur radio West Lokaal Schitting       (Fondation locale de l'Ouest). Ce qui avait l'avantage de pouvoir réutiliser les jingles américains ramenés par Willy Van lee lors d'un stage aux Etats-Unis. 

Après des tests sur 103.1 Mhz, ils s'installèrent définitivement sur 100 Mhz au départ de la discothèque "Djinn" sur la partie flamande du mont de l'Enclus (Kluisberg). cet emplacement exceptionnel pour la diffusion en FM culminait à 141 mètres. La forte puissance de l'émetteur et la hauteur du site d'antenne permettait à la radio d'être entendue de Breda en Hollande jusqu'à Hastings en Angleterre et dans le nord de la France. Les Fondateurs de WLS s'inspiraient des radios Off Shore comme Radio Caroline et Radio Véronica un modèle de stations qui étaient très courant en Flandre où les premières radios étaient nettement moins politique qu'en Wallonie. On note aussi que le logo de la radio représente un bateau.

Une des caractéristiques de la station était son côté international avec des émissions en Français de 20h à 2h du matin, et d'autres en Anglais réalisées par des animateurs de la base américaine du Shape à Casteau. ( les autres programmes étaient bien sûr en Néerlandais).

Comme beaucoup de radio libre de l'époque, la vie de WLS était ponctuée par une série de saisie et de pose de scellés dû à l'illégalité et la forte puissance des émissions. La radio a aussi été victime de problèmes communautaires Les politiciens flamands appréciant peu la présence d'émissions en français sur une radio émettant depuis le territoire de la Flandre.  

Ces soucis linguistiques amenèrent les fondateurs de WLS a ouvrir une version francophone de leur radio au départ du Mont Saint Aubert à Tournai sur 103.5 Mhz. Plus tard fût aussi crée une station française qui émettait sous le nom de WLS internationale depuis le Mont Cassel sur 101.9 Mhz.

En avril 1981 Dirk Otte installe WLS à Courtrai. Fin des années 80 les stations flamandes et francophones passèrent sous le label de Radio Contact 

Le son: Les jingles américains à la base du nom de WLS en Belgique 

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