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BFM est arrivée à Bruxelles en 1994, La franchise de la radio française d'information a été prise dans notre pays par Francis Lemaire. Le fondateur de Radio Contact possédait une autorisation d'émettre à Bruxelles via l'association de développement des mass médias (ADMM) détentrice d'une licence pour Radio 104 une des plus anciennes radio bruxelloise qui après avoir été reconnue en 1987, était passée dans le giron de Radio Contact.

Depuis l'autorisation de 1987 divers programmes avaient été diffusés sur la fréquence détenue par l'Asbl : NRJ et Contact Plus (qui était une première tentative de radio de petites annonces et d'informations) 

La diffusion de BFM avait plusieurs avantages : Elle poursuivait l'utilisation de la fréquence, elle offrait un véritable programme sérieux et crédible, et elle ne faisait pas d'ombre aux autres radios de la galaxie Contact. Si à  ses débuts BFM était une reprise par satellite du programme français, par la suite une véritable rédaction fût mise en place avec des programmes belges.

BFM a été une premières à profiter de l'absence de régulation pour ouvrir une fréquence sans autorisation à Champion (Namur) sur 107.1 Mhz qui sera suivie de Wavre sur 101.9 Mhz et de Charleroi sur 101.4 Mhz. Elle put aussi profiter de l'acquisition du réseau Joker fm par le groupe Contact pour obtenir d'autres fréquences.

en 2007 au moment de l'intégration du groupe Contact dans la holding Radio H de RTL groupBFM se présenta comme un réseau indépendant d'informations économiques afin d'optimiser ses chances d'obtenir un des 2 réseaux urbains prévus lors de l'appel d'offre de 2008. Cette indépendance de BFM se faisait par la vente des actions détenues par Francis Lemaire aux autres actionnaires de la société BFM+

 Quelques jours avant que l'autorité de régulation ne prenne sa décision, qui était jusque-là favorable à l'autorisation de BFM, un courrier anonyme envoyé au CSA dévoila, selon le régulateur, une convention secrète par Laquelle diveres sociétés de Francis lemaire, disposaient d'une option d'achat sur la moitié du capital de BFM et que tout indiquait que l'option allait être levée en cas d'attribution d'une autribution d'une autorisation à BFM  

Le CSA estima aussi que la vente des actions détenues par les sociétés de Francis Lemaire était en fait une fausse vente permettant d'avancer masqué dans la procédure d'appel d'offre. La manoeuvre avait pour but de replacer BFM dans l'orbite du groupe RTL. IL aurait été contraire aux principes du CSA visant à garantir une absence de concentration des autorisations dans les mains d'un acteur majoritaire dans le domaine des médias (RTL group). Cette règle avait déjà été appliquée pour justifier le non-reconnaissance de Mint.

Le 11 juillet 2008 BFM introduit un recours devant le conseil d'Etat, qu'elle perdit le 14 août de la même année. Les émetteurs furent couper et le personnel remercié. La radio postula pour le 2e appel d'offre pour le réseau urbain qui fût en définitive attribué à Ciel Info du groupe de presse IPM.

Une nouvelle tentative de ramener BFM fût tentée en 2013 lors de l'appel d'offre pour la fréquence indépendante 104.3 Mhz, une initiative cette fois du groupe IPM. Une erreur dans la réponse à cet appel d'offre élimina cette candidature lors de la pré-sélection des dossiers  

 

Le son : La fin de BFM le 14 août 2008

 

 

 

Note: Dans sa dernière émission l'équipe de Bfm a fait preuve de fair-play en donnant la parole sur son antenne au responsable de la Radio Catholique Francophone qui allait dorénavant occuper sa fréquence bruxelloise.

 

Bonus: Communiqué de presse de BFM publié sur le site d'info Média Tuner.be  le 07 aout 2008. (Le concurrent dont il est fait allusion est Ciel Info (Twizz - DH radio) la radio de l'éditeur de presse IPM) 

 

Après avoir été écartée du Plan fréquence élaboré par le CSA en juin dernier (suite à une manoeuvre déloyale d´un probable concurrent évincé), BFM doit à présent fermer tous ses émetteurs en Communauté française. Ainsi en ont décidé le Conseil Supérieur de l´Audiovisuel et l´IBPT chargé de faire la police sur la bande FM. Selon leur interprétation de la loi, BFM doit cesser d´émettre pour laisser la place aux opérateurs ayant obtenu leur autorisation lors du premier appel d´offre. Cette interprétation n´est pas partagée par BFM ! Nous estimons que le décret de la Communauté française qui règlemente l´attribution des fréquences FM permet à un opérateur qui n´a pas obtenu de reconnaissance et qui est candidat à un nouvel  appel d´offre, de continuer à émettre pendant la durée de la procédure. En effet, officiellement, les deux appels´offres «forment un tout indissociable » !!

 Ils nous apparaît donc évident que la décision du CSA et les interventions de l´IBPT sont non seulement illégales, mais aussi injustifiées, car porteuses des germes de distorsion de concurrence.

 Cette mise hors service sous la contrainte n´exprime donc ni acquiescement à l´injonction de fermeture, ni reconnaissance de son bienfondé.  BFM se réserve d´ailleurs la possibilité de la contester par toutes voies de droit. BFM subit en effet un préjudice grave dont la radio entend demander ultérieurement réparation.

 C´est donc contraints et forcés mais certainement pas résignés, que nous couperons TOUS nos émetteurs dès le 15 août prochain. Il va de soi que nous entendons respecter les droits des radios qui ont obtenu des fréquences dans le cadre du premier appel d´offre bouclé en juin dernier, mais nous dénonçons le flou juridique existant concernant le sort des candidats au deuxième appel d´offre, ainsi que l´absence d´explications claires de la part de la Communauté française et du CSA sur leur interprétation des textes légaux.

 Les conséquences sont évidentes elles aussi. Pour l´entreprise tout d´abord. BFM se voit contrainte de procéder au licenciement de toute son équipe rédactionnelle et technique. Il est, en effet, impossible de maintenir l´emploi sans la moindre rentrée financière. Pour nos partenaires ensuite. Pour l´auditeur, enfin. Le voici privé du seul média radio 100% info de la bande FM.                                                                      

Aussi inacceptable et injuste soitelle,la situation ne nous empêche cependant pas d´avoir confiance pour l´avenir. Notre radio et son concept éditorial garantissent au paysage radiophonique communautaire la qualité et la diversité que recherchent la Communauté française et le CSA au travers de l´appel d´offre en cours pour l´attribution du dernier réseau de fréquences disponible.                                                            

Nous ne doutons pas un instant que BFM obtiendra son droit d´exister et de diffuser une info que nos auditeurs disent intelligente sur base de son dossier de candidature. Celuici prévoit une production éditoriale locale de 80% des programmes, 7 jours sur 7.

 

 


 

Fm Bruxel a vu le jour le 1er décembre 1980 sur 103.1 "mégaswing". Elle est née d’une dissidence de Radio Capitale, une des plus anciennes radio libre bruxelloise. Radio Capitale qui ne s'est d'ailleurs jamais complétement remise de cette scission. Peu de temps après Radio Capitale fut racheté par radio Contact.

FM Bruxel a été financée par la mise en commun de prêts personnels de 50.000 francs belges (environ 1230€) contractés par les 10 administrateurs-fondateurs. La radio s'est équipée de matériel de pointe (émetteur stéréo, fond musical bien fourni, matériel plutôt professionnel...).

Dès le début de son histoire Fm Bruxel a imposé une identité très forte sur la bande 100 à 104 MHz avec une programmation pointue et branchée, un ton décalé et un style inimitable importé de radio Capitale. La majorité des émissions étaient néerlandophones même si Fm Bruxel se revendiquait bilingue. Parmi quelques émissions emblématiques on peut pointer Souvenir de Nice animé par l'excellent Marc Ochinsky, transfuge de radio Microclimat et de radio Aurore.  Avec sa verve acide il revoyait l'actualité ainsi que la petite et grande histoire. Xavier Ess y a également travaillé dans une émission qui s'intitulait Mystères. Notons aussi le "Top 50 mondain" de Nadine Milo. Côté flamand la personnalité la plus en vue était Gust De Coster grâce à son émission du mercredi après-midi sur une des radios de la BRT (l'actuelle VRT).

Musicalement la radio diffusait un cocktail de Punk, New Wave, Reggae, Cold wave. Plusieurs de ses animateurs faisaient partie des groupes en vogue dans ces genres musicaux.

Au moment où on commençait à parler de reconnaissance des radios libres Fm Bruxel a dû opter pour une des 2 langues (Nl ou Fr) afin de déterminer de quelle réglementation elle dépendrait pour sa future agréation. C'est la mort dans l'âme que l'équipe a dû choisir et ce fut le néerlandais. C'était la langue de la majorité des animateurs et cela donnait une chance supplémentaire à la radio d'être autorisée en raison du peu de radios d'expression flamande à Bruxelles.

Fm Bruxel était principalement financée par ses soirées et concerts grâce au Fm Bruxel Sound System qui fonctionnait tant que les auditeurs pouvaient capter la radio. Fin des années 80 il était de plus en plus compliqué de capter FM Bruxel à cause de la course à la puissance des grosses radios qui l'empêchaient d'être captée suffisamment bien pour assurer son fonctionnement. Si les idéaux étaient là, ni les fêtes, ni la location du Fm Bruxel Sound System, ni la vente d'autocollants suffisaient pour assurer le fonctionnement de la radio. Au bord de la faillite, faute de rentrées suffisantes, les responsables de Fm Bruxel se tournèrent en 1985 vers la régie publicitaire Leader fm qui nomma à la tête de la radio Luc Van Kappelen, un ancien de radio Atlantis et de radio Contact.

En 1987 Fm Bruxel devint la tête de pont du réseau flamand de SiS.


le son: le 'tune' de Fm bruxel avec la voix de Nadine Milo

 

merci à Jean Michel Corbisier et à Nadine Milo pour leur particpation

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 Radio Braine Inter est née à Braine-L'Alleud le 14 octobre 1983, à l'initiative de 2 animateurs qui avaient déjà fréquentés pas mal de radios libres de la région et qui avaient l'envie de créer la leur.

Le Brabant wallon de par sa densité de population et par le niveau de vie ses habitants a toujours été une terre propice à l'éclosion des radios libres, c'était encore le cas avec cette nouvelle station crée dans le garage d’une maison sociale.

Une naissance qui commençait déjà mal, car le jour de la naissance la personne qui l'hébergeait reçut un avis d'expulsion de son logement pour l'installation non autorisée d'une antenne radio.

Radio Braine inter se retrouvera d’abord dans la cave d’une boulangerie et puis chez un annonceur, avant de louer un rez de chaussée dans le centre de Braine-l'Alleud.  Dès ce moment les ambitions de Radio Braine Inter s’affichent avec grille horaire complète de 06h00 à 24h00. Ses émissions étaient faites par une brochette d’animateurs, pour la plupart issus d’autres radios de la région. Les programmes étaient variés et s’adressaient à tous dans la journée et étaient plus ciblés à partir de 20h00 (hard-rock, classique, jazz, cinéma, BD)

Certaines radios concurrentes se sentent alors menacées par l’évolution rapide de cette nouvelle venue.

L'année 1984 sera pour Braine Inter une année de galère faite de saisies, d’arrêt d’émissions (12 en 8 mois) et de problèmes créés par des gens « bien placés » à la solde de cette concurrence. Les choses reviendront donc à la normale quant le pot aux roses sera découvert par le service de contrôle du spectre.

Dès l’hiver 1984/1985 à la faveur d’un déménagement dans une maison plus spacieuse, au 22 rue Saint Sébastien, les responsables de la radio voudront donner une image plus régionale à leur radio. La station change de nom pour s'appeler FM INTER.   Des Informations nationales, internationales et locales feront leur apparition dans une émission matinale qui proposait 2h00 d’info et de musique, un concept qui sera très rapidement par les autres radios de la région.

En octobre 1987, 4 radios locales sont autorisées à Braine-l'Alleud sur les 2 fréquences disponibles. Si la logique voudrait que chacune des 2 radios se partagent les 2 fréquences, il n'en sera rien. Une seule radio reçoit une fréquence pleine (Riva fm, la plus ancienne radio de la commune) et les 3 autre (dont FM inter) doivent se partager la 2e. 

Ce partage de fréquence imposé aux 3 radios signera la mort de Fm Inter. Faute de rentrées publicitaires suffisantes elle mettra la clef sous le paillasson le 30 novembre 1990 après avoir espéré durant 3 ans de pouvoir occuper une fréquence seule.

Les partages de fréquences ont été la cause de la disparition de nombreuses radios qui devaient cohabiter avec d'autres projets radiophoniques qui n'avaient rien en commun. Ces partages ont eu lieu car un trop grand nombre de radios avaient été autorisées par le communauté française par rapport du nombre de fréquences disponibles dont l'attribution était de la compétence de la RTT.  FM Inter a tout de même servi de tremplin pour quelques jeunes animateurs qui ont par la suite pu travailler sur des réseaux privés et à la RTBF.

 les sons: 

- Le message du président de Fm Inter au moment de la mise en application du 1er plan de fréquence en 1987 où sa radio n'avait pas encore obtenue de fréquence.

 - et la dernière émission de la radio  le 30 novembre 1990 (l'antenne était tombée quelques mois auparavant, suite à une tempête, et la radio avait repris ses programmes dans de mauvaises conditions techniques, ce qui explique les perturbations figurant dans cet enregistrement capté à environ 7 km du point d'émission).