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Canal 5 a été fondé à Charleroi en 1980 par 2 espagnols: José Luis Duran/Carasco (alias «teddy » à l’antenne) et Andres Garcia. Ils ont fait vivre la radio jusqu’en 1985. Lorsque Andres n’a plus été autorisé à séjourner en Belgique, ils ont décidé de vendre et de retenter l’expérience au soleil espagnol, d’abord à Ibiza mais ça n’a pas fonctionné et ensuite près d’Alméria.

Canal 5 à poursuivi ses activités sous l’égide d’Alain Ebertzeim qui racheta la radio et la fusionna avec sa propre station : Canal Z, une petite radio consacrée au sport.

La programmation de Canal 5 était composée d'un mélange de nouveautés et de hits, d'émissions thématiques, de retransmissions des différents événements sportifs et culturels. L'info nationale et international était distillée tour au long de la journée. Canal 5 était connue pour ses retransmission depuis différentes discothèques du Centre-ville de Charleroi (le Big Boss-Le Carré Blanc).

La radio était une des 4 «grosses» radio de Charleroi. Ses 3 challengers (radio Pays Noir, radio Métropole et radio Fréquence Musique) ont intégrés les premiers réseaux en train de se créer alors en communauté française (radio Contact, SiS et Rfm). Les responsables de Canal 5 prirent la même option en diffusant les programmes du réseau Bruxellois Top fm (fondé en 1986 à Bruxelles) dont elle suivit la mutation en Europe 2 en 1994.

Lorsque Europe 2 cessa d’émettre en Belgique Canal 5 passa sous le giron du groupe NRJ. Elle diffusa alors les programme de Chérie fm et puis ceux d'NRJ.

NRJ qui avait perdu, lors du renouvellement des fréquences de 1994, sa fréquence régionale, pu ainsi grâce à un accord avec Canal 5 revenir sur une bonne fréquence (voir à ce sujet l'article sur l'histoire de Chérie fm en Belgique).

Note: Malgré de nombreuses recherches et sollicitation nous ne sommes pas parvenu à trouver des informations complémentaires sur Canal 5 et en particulier sur ses 2 autres fréquences (Thuin et Centre) cet article pourra être complété par l'apport d'éventuelles informations des lecteurs et contributeurs du site.

le son:une annonce de soirée sur Canal 5 en 1984

 

 

merci à Dominique Romain pour sa participation à cet article

 

 

 

Radio Basse Meuse est née en 1979, elle était une des premières radio libre liégeoise. Elle émettait sur 103.7 Mhz depuis le 60 rue du pot d'or au-dessus d'un magasin de hifi. Cet emplacement permit à la jeune station de bénéficier de matériel d'émission de qualité. Les émissions de RBM rencontrèrent pas mal de succès.

La station était aussi une pépinière de talents. Elle donna ainsi leur chance à Frédérique Ries qui y a débuté d'abord comme secrétaire, à Pierre Bail (RTL), à Gabrielle Davroy (RTBF), à Michel Vincent (RTBF-Liège), à Bernard Dobbeleer pour ne citer que quelques exemples parmi les plus connus.

RBM fut aussi la 1ere radio de la cité ardente à émettre 24h sur 24 avec des animateurs et à diffuser de l'information en collaboration avec le journal La Meuse. Elle confia sa régie à IPB, la régie publicitaire de RTL qui vendait des espaces publicitaires sur les plus importantes radios des années 80 comme radio Contact et radio Métropole à Charleroi.

En février 1982 elle défraya la chronique en étant attaquée en justice par la RTBF pour la diffusion de messages publicitaires diffusés en contravention de l'arrêté royal de 1981 qui interdisait la publicité sur les ondes.

Les 6 administrateurs de RBM furent condamnés en appel à payer symboliquement 38,67€ (1.560 fb). En 1ere instance ils avaient été condamnés à payer 1.264€ (51.000 fb). L'astreinte de 2478,93€ (100.000fb) fut maintenue ainsi que la confiscation du matériel d'émission. Entre les 2 jugements RBM avait bravé la loi en poursuivant la diffusion de publicité, seule manière pour elle de survivre.

Suite à la décision d'appel, et à des dissensions au sein de l’équipe une la grande majorité des administrateurs et fondateurs de la radio partirent fonder FM56 sur 103.7 MHz. RBM fut reprise par le groupe Rossel, l'éditeur de la Meuse, sous le nom de FM La Meuse. Elle suivit l'évolution des radios du groupe Rossel en passant sous le label RFM et puis Bel-RTL.

 

extrait d'une émission de mars 1982

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci à Molly pour la contribution sonore.

 

 

 

Radiodevie est une radio libre née le 17 décembre 1980 à Waterloo. Elle a commencé à émettre sur 100.5 Mhz. Elle a été saisie 3h après sa 1ère émission diffusée depuis le foyer culturel. La jeune radio, si elle était illégale comme toutes les autres, ne se cachait pas et avait même annoncé son démarrage dans la presse locale.

Cette saisie était d'autant plus bizarre qu'elle intervenait à un moment où les autorités ne saisissaient plus d'émetteurs sans prévenir et qu'elle avait été faite par la police communale sur réquisition du procureur du roi et non pas comme à l'habitude par la BSR. La raison invoquée pour l'arrêt des émissions était un brouillage d'une balise aéronautique, mais la radio utilisait le même émetteur depuis plusieurs semaines pour des tests sans que cela n'entraine de saisie. Il semble que ce soit les revendications de la BRT sur la fréquence 100.6 qui soit à l'origine de cette action. La saisie de Radiodevie entraina une vague de protestation tant du monde associatif que les autorités communales. La saisie eut comme répercussion la mise sur pied, le 6 janvier 1981 d'une table ronde sur l'avenir des radios libres suivie un livre blanc.

Le 13 février 1981 la station reprenait ses émissions à 25 w sur 100.5 MHz avec le slogan "la parole de vos idées". Le slogan reflétait bien l'idée générale de la radio qui visait à donner la parole à tous ceux qui d'habitude ne l'avait pas et aux musiques dites minoritaires. (Rock, New-Wave etc). La station diffusait aussi en anglais à l'intention de l'importante communauté américaine de Waterloo. La démarche de Radiodevie s'inscrivait dans les idées défendues par l'ALO (Association pour la Libération des Ondes) qui prônait des radios sans publicités et indépendantes des partis politiques ce qui pouvait ne pas sembler évident dans cette commune bourgeoise du Brabant wallon.

Radiodevie réussit à apporter un ton différent par rapport aux autres radios de la région qui étaient plutôt dans une optique commerciale. Au fil du temps, avec l'arrivée d'animateurs plus jeunes et moins concernés par le combat des fondateurs, la radio pris une option plus musicale. L'arrivée en 1981 de la station commerciale radio Méga disposant de moyens bien plus important (voir article sur cette radio) et le développement des radios commerciales de la région ringardisait le discours militant des premières années.

En 1985 la rupture est consommée, après de nombreuses disputes et procédures juridiques, les tenants d'une ligne plus jeune et plus professionnelle remportèrent la bagarre qui les opposait aux partisans du projet initial. Le conseil d'administration fut renversé par l'assemblée générale et Radiodevie devint alors WFM sous la présidence d'Alain Gerlache et émis sur 106.1, 106.3 et puis 106.5 Mhz.

Elle prit une tournure plus "branchée" tout en marquant sa différence par la qualité de ses émissions de ses informations et débats. Il faut aussi noter la créativité de son habillage d'antenne et de ses émissions. Elle se tourna aussi vers la publicité mais son manque structurel de moyens face à ses challengers déjà bien installés ne lui apporta pas les ressources escomptées.

Confrontée à une baisse constante du nombre de ses animateurs bénévoles, à un difficile renouvellement de ses équipes, et à une concurrence féroce, la radio arrêta ses émissions en 1987. Paradoxalement son arrêt survint au moment où tombaient les premières autorisations, ce qui permit à radio Méga d'obtenir seule l'unique fréquence disponible à Waterloo : le 106.9 MHz. Si on considère généralement que Radiodevie fut la 1ère radio libre de Waterloo, il faut préciser qu'avant elle eurent lieu quelques émissions éphémères de radioxydes (en 1979) et de radio lion sucré. Ces stations émettaient de la maison des jeunes de Waterloo mais n'eurent que peu d'impact et d'audience et étaient plus des défis techniques que de véritables radios.

 

Les sons: le président de la radio Stéphane Deramée et Alain Gerlache parlent de Radiodevie dans leur émission consacrée aux radios libres et le démarrage de wfm avec les voix d'Alain Gerlache et de Patrick Ector

 

 

 

 

 

 

 

Le 8 décembre 2011, la commune de Waterloo, rendait hommage à la radio dans son journal communal "Waterloo Info"